«Ces restrictions à l’assurance-emploi constituent une mauvaise nouvelle pour tous les travailleurs. Comme plusieurs autres changements néfastes, ces modifications ont été camouflées par les conservateurs dans leur projet de loi sur le budget qui est un véritable cheval de Troie», s’insurge le député en affirmant que le gouvernement Harper méprise les travailleurs avec ce changement de cap.
Selon M. Côté, la discrimination et la culpabilité des travailleurs sont les objectifs prioritaires de Stephen Harper et de sa ministre Diane Finley pour les priver de leur droit légitime à une réelle assurance contre la privation d’emploi.
Travailler à des salaires moindres«Ces modifications signifient que moins de Canadiens seront admissibles à l’assurance-emploi, que plusieurs prestataires seront forcés d’accepter des emplois à des salaires moins élevés et que d’autres seront redirigés vers les programmes sociaux provinciaux. Le pire, c’est que la ministre Finley refuse de justifier ces changements, notamment en ce qui concerne la définition d’«emploi convenable», ajoute Raymond Côté
«Le gouvernement oublie que l’assurance-emploi appartient aux travailleurs qui y ont cotisé et non aux conservateurs. La ministre a déjà accusé les chômeurs de ne pas vouloir retourner au travail parce que le programme d’assurance-emploi était trop lucratif. Maintenant, elle demande aux gens de lui faire confiance. On ne peut tout simplement pas compter sur les conservateurs pour gérer ce programme», dénonce pour sa part la porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’assurance-emploi, Anne-Marie Day, députée de Charlesbourg‒Haute-Saint-Charles.
Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

