«Depuis près de 15 ans, des tables locales de concertation et des groupes privilégiés d’intervention regroupant différents partenaires de la grande région de Québec mettent en œuvre des actions de sensibilisation, de prévention et de dépistage des mauvais traitements envers les aînés. Fort de ce partenariat, où sont présents des organismes d’aînés, communautaires et institutionnels, le comité Intertable, en collaboration avec la Fondation de la Vieille-Capitale qui agit à titre de mandataire, est fier de lancer aujourd’hui ce projet qui a pour but de réduire l’incidence des mauvais traitements envers les aînés, en maximisant le dépistage et le réseautage», a déclaré ce midi en conférence de presse, au CLSC la Source sud, le travailleur social Robert Simard, coordonnateur du plan régional.
Grâce à une subvention du programme fédéral «Nouveaux Horizons pour les aînés», cette initiative permettra à 700 intervenants salariés et bénévoles de bénéficier de formation afin de dépister davantage et d’intervenir lorsqu’un aîné est victime de maltraitance. Ces intervenants proviendront des résidences privées, des coopératives de services à domicile et des organismes communautaires en lien avec les aînés.
Un sujet qui demeure tabouLa maltraitance envers les aînés possède plusieurs visages; négligence, abus physiques, psychologiques ou sexuels ou extorsion financière. Ces gestes proviennent de la famille, de proches, d’amis ou même de voisins. Chez les bénéficiaires et les usagers du réseau de la santé et des services sociaux du Québec, on évalue qu’entre 8 et 14 % de cette clientèle serait victime de maltraitance et ce ne serait que la pointe de l’iceberg. Encore de nombreuses personnes âgées refusent de dénoncer leurs abuseurs, le sujet demeurant encore tabou.
Soutenir le réseautage régional«Le deuxième objectif du projet sera de promouvoir et soutenir le réseautage régional. Nous formaliserons des collaborations avec les institutions financières et les associations professionnelles comme l’aide juridique et la chambre des notaires par exemple. De plus, nous actualiserons les protocoles avec les policiers. À ce propos, je souligne l’importance de la présence des policiers sur les tables locales. C’est un soutien essentiel dans nos interventions», a précisé M. Simard.
