La jeune Beauportoise de 19 ans peut prêcher par l’exemple, car elle a réalisé un parcours étonnant depuis les trois dernières années en gagnant d’abord l’Expo-sciences provinciale 2007 avec une présentation intitulée «L’homme fils des étoiles», puis ensuite une médaille d’argent à l’Expo-sciences pancanadienne à Ottawa avec son projet «Origine: inconnu» qui lui a valu une bourse d’études d’entrée de 5 000 $ dans plusieurs universités canadiennes.
Et cela ne s’arrête pas là. À l’été 2009, à titre de chef de l’équipe de Shad Valley de l’Université McMaster à Hamilton en Ontario, elle remporte une médaille d’or dans la catégorie «plan marketing» et une autre de bronze dans la catégorie «plan d’affaires» pour la création d’un projet en médecine et ingénierie lors de la Coupe d'entrepreneuriat RBC/Shad. «La participation à ce programme m’a permis de vraiment savoir ce que je voulais faire plus tard dans la vie, soit promouvoir les sciences, la technologie et l’entrepreneuriat auprès des jeunes au Québec avec Shad Valley international. J’ai de la facilité à communiquer et je suis déjà passée par là», a-t-elle confié en entrevue avec le BEAUPORT EXPRESS.
Une ambassadrice dynamique
Appréciant beaucoup cette première expérience de bénévolat en relations publiques pour le programme en 2010, elle a déjà rencontré plus de 1 000 jeunes de quatrième et cinquième secondaire cette année lors de l’Expo-sciences régionale présentée à l’Université Laval et l’Expo-sciences provinciale tenue à l’Université de Montréal. «Je me suis aussi très impliquée dans l’organisation et l’animation de la journée «Les filles et les sciences, un duo électrisant». Plus de 120 filles ont participé, soit le double de l’an dernier. C’était une excellente occasion de promouvoir les carrières scientifiques et technologiques auprès des jeunes filles de deuxième et troisième secondaire, car c’est là l’heure des choix avec les mathématiques», a ajouté celle qui a justement eu la piqûre des sciences à ce niveau, grâce au professeur René Breton lorsqu’elle étudiait au programme d’éducation internationale offert à la Courvilloise. «C’était un bon vulgarisateur passionné qui a vraiment marqué mon passage au secondaire».
Acceptée au Massachusetts Institute of Technology
En raison d’un dossier académique exceptionnel et de sa grande implication dans le milieu, Stéphanie Brisson a été acceptée au réputé Massachusetts Institute of Technology de Boston. Elle a réussi à se démarquer parmi les 16 700 inscriptions reçues provenant de 59 pays et 50 états américains. De ces inscriptions, seulement 9, 7 % ont été acceptées. Récipiendaire d’une bourse d'études universitaires de la Banque TD Canada Trust jusqu'à concurrence de 70 000 $, elle a eu l’honneur de figurer ce printemps parmi les 20 jeunes les plus méritants au Canada au sein du «Top 20 Under Twenty». Elle était d'ailleurs à Toronto du 29 mai au 3 juin dernier pour recevoir ce prix. «J’ai dû prendre récemment une décision importante quant à la poursuite de mes études au niveau universitaire. Comme à Boston je devais débourser 55 000 $ par année et que mes études ne me coûteraient rien au Canada en raison de la bourse de TD, j’ai décidé de m’inscrire à l’Université McGill qui m’offre plein de possibilités comme l’opportunité de faire de la recherche et des sessions à l’étranger, en Espagne, en France ou en Australie par exemple», mentionne celle qui déménagera bientôt à Montréal pour demeurer avec une autre lauréate de la bourse de 70 000 $ de TD qu’elle a connue lors de son stage d’un mois à Shad Valley.
Des projets pour le futur
«Mon cœur balance encore entre la recherche et l’enseignement, probablement au cégep ou à l’université, parce qu'au secondaire c’est plus rock’n roll. J’aime ça apprendre sur les bancs d’école. Ce n’est pas un problème le nombre d’années d’études qu’il me reste à faire. Mon objectif est de faire un doctorat», affirme Stéphanie qui travaillera bientôt comme caissière à la succursale de la Banque TD du mégacentre de Beauport parce qu'un emploi d'été complétait son intéressante bourse de 70 000 $.
