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La tour d’eau de Courville dessert toujours le réseau d’aqueduc



Outre Telus, Bell Mobilité et Rogers possèdent déjà des antennes de télécommunications au sommet du réservoir qui s’élève dans le parc Blancardin, au cœur d’un secteur résidentiel de Courville.<@CP> (Photo Michel Bédard)

Outre Telus, Bell Mobilité et Rogers possèdent déjà des antennes de télécommunications au sommet du réservoir qui s’élève dans le parc Blancardin, au cœur d’un secteur résidentiel de Courville.<@CP> (Photo Michel Bédard)

Michel Bédard
Publié le 8 Juillet 2010
Publié le 8 Juillet 2010
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Pas de démolition prévue avant 2012

Une dizaine de résidents demeurant à proximité de la tour d’eau de Courville, en faveur de sa démolition, sont retournés déçus à la maison, hier soir, après que le conseil d’arrondissement de Beauport ait adopté une résolution autorisant une demande de la Société Telus Communications. Procédant actuellement à l’amélioration de son réseau de téléphonie cellulaire, l’entreprise s’était adressée aux élus afin de pouvoir transmettre ou recevoir des ondes par une antenne de télécommunications de plus de dix mètres de longueur, adossée à la tour jusqu’au sommet.

Sujets :
Industrie Canada Consciente , Telus , Bell Mobilité , Courville

Le projet vise à ajouter quatre antennes sur une structure déjà existante de la tour d’eau et agrandir le bâtiment au sol abritant les équipements de l’entreprise. Outre Telus, Bell Mobilité et Rogers occupent déjà le site qui héberge un petit parc de quartier.

Le comité consultatif d’urbanisme s’est montré en faveur du projet et le conseil d’arrondissement est allé dans le même sens en acceptant la demande.

Une pétition signée par 262 personnes du secteur, demandant la démolition de la tour d’eau de Courville en raison de la prolifération des antennes de télécommunications et parce qu’elle ne servait plus à rien, avait été déposée au conseil lors de la séance de juin et les élus devaient rendre une décision à celle de juillet.

Les installations répondent aux normes d’Industrie Canada

Consciente des préoccupations des citoyens du secteur, la conseillère municipale du district «de la Chute-Montmorency», Julie Lemieux, a mentionné que ces installations répondaient aux normes d’implantation d’Industrie Canada et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter outre mesure de l’effet des ondes sur la santé des gens demeurant à proximité, parce que ces antennes étaient placées à une hauteur de plus de 30 mètres du sol. «Je me suis informée à la direction générale de la Ville de Québec et j’ai appris que la tour d’eau de Courville demeurera utile pour desservir le réseau d’aqueduc au moins jusqu’en 2012. J’ai aussi logé une demande à l’effet de pouvoir procéder à sa démolition aussitôt qu’elle ne sera plus en fonction, si c’est toujours la volonté des gens du secteur», a ajouté Mme Lemieux. Plusieurs citoyens en faveur de la démolition avaient informé les élus sur les dangers qu’elle représentait à leurs yeux pour ceux qui y montent pour jouer, par défi ou tenter de se suicider. D’autres avaient aussi signalé leurs inquiétudes à propos des ondes émises par les antennes de télécommunications qui pouvaient nuire à la santé des résidents et surtout des enfants.

Le réservoir est utilisé à sa pleine capacité

Des citoyens n’étaient pas bien informés quand ils ont dit que ce réservoir ne servait plus depuis 20 ans. Selon les données du service des travaux publics de la Ville de Québec, le volume d'eau de la tour de Courville est de 4 566 mètres cubes et sa hauteur d'eau maximale de 45,7 mètres. «Le volume d'eau dans le réservoir sert à garantir une protection incendie adéquate au secteur. Plus le réservoir est plein, plus le volume de protection est élevé. La hauteur d'eau dans le réservoir détermine le niveau de pression dans le réseau d'aqueduc du secteur. Pour maintenir une pression adéquate, nous conservons le niveau d'eau près du sommet. À titre d'exemple, présentement, la hauteur d'eau est de 42,5 mètres, soit à 93% du maximum. Donc nous utilisons le réservoir à sa pleine capacité», a fait savoir au BEAUPORT EXPRESS le directeur du service, Marcel Roy. Des employés municipaux sont d’ailleurs à compléter une étude pour évaluer l’ensemble des équipements du réseau et leur utilisation dans le futur. Enfin, en vertu des contrats qui lient la Ville et les trois entreprises de télécommunications qui y ont installé des équipements, un avis de 12 mois doit leur être adressé par la Ville avant de procéder au démantèlement du réservoir.

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