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Le Casse-croûte du Kent dépouillé de ses enseignes publicitaires



Sylvain Lefebvre espère pouvoir replacer ses affiches, sinon ses affaires risquent d’en souffrir. (Photo Thaïs Martel)

Sylvain Lefebvre espère pouvoir replacer ses affiches, sinon ses affaires risquent d’en souffrir. (Photo Thaïs Martel)

Thaïs Martel
Publié le 31 Juillet 2010
Publié le 31 Juillet 2010
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Les affiches de polypropylène ondulé au banc des accusés

Dans son Casse-croûte du Kent situé sur l’avenue Royale tout près de la chute Montmorency, Sylvain Lefebvre vend l’habituelle déclinaison de hamburgers, hot-dogs et frittes typiques, mais aussi des smoke meats et de la crème glacée dans son petit bar laitier adjacent au casse-croûte. Le problème c’est que les potentiels clients, en particulier les touristes, n’en savent rien. La Ville de Québec a demandé à Sylvain Lefebvre de retirer les différentes affiches posées sur les murs extérieurs de son commerce, sans quoi il serait passible d’une amende.

Sujets :
Commission d’urbanisme , Vieux-Québec , Beauport , Québec

Le 20 juillet dernier, un inspecteur de la Ville a demandé au propriétaire du Casse-croûte du Kent de retirer certaines affiches de polypropylène ondulé : de gros cornets de crème glacée, une affiche de Pepsi et une autre vantant une marque de smoke meat. Craignant de devoir débourser une amende s’il ne se conformait pas à la demande, Sylvain Lefebvre s’est exécuté rapidement. L’impact se fait maintenant sentir. «Les touristes se fient au logo. Un bar laitier, ça ne dit rien aux Français. Ils viennent ici et ils croient qu’ils peuvent commander de la bière! Et les anglophones ne sont pas pour sortir leur dictionnaire français-anglais à tous les coins de rue. Ce que ça prend pour vendre de la crème glacée, c’est une image de crème glacée», lance le commerçant.

Difficile pour les affaires

Un peu plus d’une semaine après le retrait de ses affiches, le propriétaire du Casse-croûte du Kent voit déjà une différence dans son chiffre d’affaires. «Ça a baissé. Je ne vends plus de smoke meat parce que les touristes et les passants ne peuvent pas savoir que j’en ai. Il faut afficher si on veut vendre», affirme Sylvain Lefebvre.

Le plus frustrant pour l’homme d’affaires, c’est de constater qu’il semble bien être le seul à avoir reçu un tel avertissement. «J’ai été me promener pour monter un dossier, partout on retrouve des affiches à l’extérieur, même dans le Vieux-Québec. Des gros cornets de crème glacée comme les miens, il y en a partout. Pourquoi eux ont le droit et pas moi?», se questionne M. Lefebvre, prouvant ce qu’il avance à l’aide de photos prises dans différents secteurs de la ville.

 

Malgré tout, Sylvain Lefebvre dit sentir l’appui des résidents de son secteur et de sa clientèle en général. «Tout le monde me dit que pour eux, un casse-croûte c’est comme ça, plein d’affiches. Certains m’ont même suggéré de lancer une pétition.»

Quartier historique, normes strictes

Pour la Ville de Québec toutefois, les choses sont claires : Sylvain Lefebvre ne respectait pas le règlement. En effet, son casse-croûte est situé à l’intérieur de l’arrondissement historique de Beauport. Tout près de sa limite, mais à l’intérieur quand même. Il est donc assujetti au règlement d’harmonisation sur l’urbanisme R.V.Q. 1400, adopté en 2009 et géré par la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec. Celle-ci vise entre autres le contrôle de l’apparence architecturale et la symétrie des constructions.

Dans le document Normes applicables à l’installation d’une enseigne sur bâtiment, milieu de type 2 – Patrimonial, disponible sur le site Internet de la Ville de Québec, on apprend ainsi que les enseignes ayant une partie rotative ou pivotante, gonflables ou installées sur une structure gonflable, installées sur un véhicule ou une remorque non immatriculée, les fanions, les enseignes temporaires annonçant un commerce ou un produit ainsi que les enseignes permanentes en polypropylène ondulé sont prohibées. C’est ce dernier type d’enseigne que Sylvain Lefebvre avait apposée sur son commerce. «Le secteur est soumis à la Commission d’urbanisme. C’est déjà plus sévère. Cinq cents mètres plus loin c’est possible qu’un autre commerce de même nature ait des droits différents. On peut penser être dans la même zone et ne pas l’être, explique Jacques Perron, porte-parole à la Ville de Québec. Ceux qui sont dérogatoires seront éventuellement avisés. Les inspecteurs font leur circuit, ils ne feront pas d’exception et pas de cas par cas.»

Ni affiches ni auvent

C’est donc une tuile de plus qui tombe sur la tête de Sylvain Lefebvre, lui qui s’était vu quelques semaines plus tôt refuser l’autorisation d’installer un auvent pour protéger les tables installées à l’extérieur de son commerce. Dans ce cas, c’est un règlement qui dit qu’une terrasse ne doit pas représenter plus de 50 % de l’aire de consommation qui empêche le commerçant de se munir d’un auvent. Comme le Casse-croûte du Kent ne comporte pas de table à l’intérieur, la terrasse ainsi créée représenterait 100 % de l’aire de restauration.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    helene
    - 10 Août 2010 à 07:31:13

    sylvain, il faut pas lacher je suis derriere toi de tout coeur a bientôt

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  • Nom de l\'usager
    francine
    - 6 Août 2010 à 15:08:02

    allo ne lache pas Sylvain nous tes amies amis somme avec toi de tout coeur a bientot

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