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*** Mise à jour *** Cols bleus de Québec: 98% pour la grève

Les cols bleus de Québec ont voté, mardi soir, à 98% en faveur d’un mandat de grève. (Photo Véronique Demers)

Les cols bleus de Québec ont voté, mardi soir, à 98% en faveur d’un mandat de grève. (Photo Véronique Demers)

Véronique Demers
Publié le 17 Avril 2012
Publié le 17 Avril 2012
Véronique Demers  RSS Feed
Québec Hebdo

C’est sous une pluie d’applaudissements et de cris «So, so, solidarité» lancés dans la salle, mardi soir au Centre de formation professionnelle Wilbrod-Bhérer, que les cols bleus de Québec ont accueilli le résultat du vote sur un mandat de grève accordée à leur direction syndicale, avec un score de 98% en faveur.

Sujets :
Labeaume , Québec Hebdo , Québec

 

Au total, 930 des 949 travailleurs ont exprimé leur accord et 19 ont rejeté le mandat de grève. Près de 150 cols bleus ont joint leur vote de cet après-midi aux 800 travailleurs présents à l’assemblée générale.

Le résultat du deuxième bulletin sur lequel devait s’exprimer les cols bleus, soit une cotisation syndicale additionnelle de 1% du salaire, a été tout aussi éloquent, avec 97% en faveur. Alors que 917 employés manuels ont accepté la proposition, 33 d’entre eux l’ont refusée.

Le président du syndicat des cols bleus (SCFP 1638), Marc-André Dufour, considère que le maire Labeaume «devra prendre au sérieux le message sans équivoque que les cols bleus viennent d’envoyer à la Ville».

Quant au moment exact où la grève pourrait être déclenchée, le syndicat souligne qu’il n’a établi aucun calendrier. Soulignons que le droit de grève dans les municipalités est encadré par la Loi sur les services essentiels. Un avis de sept jours juridiques doit être donné avant de débuter la grève. La dernière grève chez les employés de la Ville de Québec remonte à 25 ans.

162 employés auxiliaires en moins

L’assemblée générale est survenue quelques heures après que 162 employés auxiliaires – sur les 320 en poste – aient appris leur congédiement temporaire pour un manque de travail, a justifié la Ville de Québec.

Quelques jours plus tôt, un document signé par le directeur général de la Ville de Québec, Alain Marcoux, et adressé aux directeurs d’arrondissement, a mis le feu aux poudres chez les cols bleus. Ledit document contenait 500 suggestions pour réduire de manière significative les dépenses dans les arrondissements, les travaux publics et les loisirs.

Le syndicat des employés manuels de la Ville de Québec a dénoncé le manque de transparence de la partie patronale, en précisant que le document n’avait pas été déposé à la table des négociations.

Rappelons que le contrat de travail entre les cols bleus et la Ville de Québec est échu depuis le 31 décembre 2010. Les négociations ont démarré en février 2011, mais n’ont pas donné de résultat tangible.

Groupe Québec Hebdo

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