Y a-t-il toujours un capitaine dans le navire? Le train emprunte-t-il la voie d’évitement? Les moyens de transport étaient à l’honneur dans les métaphores utilisées par les élus de Québec.
Le conseiller indépendant de Saint-Sacrement – Belvédère Yvon Bussières, a rappelé une fois de plus que l’ex-directeur Jacques A. Bédard était «la police d’assurance» du projet. «Dans la lettre [de démission de M. Bédard, rendue publique la semaine dernière], on mentionne une possibilité de dérapage. On a une équipe compétente, mais on change de voie. Le train s’en va-t-il toujours à la bonne place?», a-t-il questionné.
Comité plénier à l’automneLe maire de Québec a voulu rassurer les élus et la population en annonçant la tenue d’un comité plénier sur le sujet au début de l’automne. Régis Labeaume s’est de plus porté à la défense de la structure de gouvernance mise en place, avant de quitter le conseil lors de la première période de questions des citoyens, pour aller donner un discours pour l’ouverture du congrès SportAccord.
«Il est inexact de prétendre que nous avons mis en place une structure diffuse de gouvernance. Nous avons nommés trois membres indépendants au sein du comité qui n’ont aucune association avec une entreprise de génie. Leur rapport est transmis au comité exécutif de la ville de Québec, qui doit approuver entre autres le respect des délais, les coûts», a justifié M. Labeaume.
«Il est inexact de prétendre que nous avons mis en place une structure diffuse de gouvernance.» - Régis Labeaume, à propos de la direction de l’amphithéâtre
Même son de cloche chez le conseiller Sylvain Légaré. «La structure de gouvernance est simple. Tous les contrats passent par la ville. Il y a encore un capitaine», a-t-il résumé.
Coût totalDe son côté, Anne Guérette nourrit toujours des inquiétudes sur le coût total du projet, qui a été précipité selon elle. «Le capitaine quitte le navire. On a des bénévoles qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Ça risque de coûter plus cher que prévu!», a lancé la conseillère indépendante.
Le vice-président du comité exécutif, François Picard, a martelé que la Ville de Québec a l’intention de respecter son engagement de 400 M$. «Dans 38 mois, l’amphithéâtre sera livré. L’équipe maintient le bateau, le train à destination. (…) Chaque année, la ville de Québec investit 250 M$ dans les infrastructures que ce soit les piscines ou autres infrastructures», a-t-il précisé.
Groupe Québec Hebdo.

