Mission à Kandahar: le début d'une fin pour Valcartier

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Isabelle Chabot
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60 soldats rentrent au bercail

«Je voulais voir le courage en personne», répond sans détour Lise Martin. La Beauportaise a accueilli sa nièce de retour d’Afghanistan cet après-midi à l’Aéroport international Jean-Lesage. La jeune militaire fait partie d’un contingent d’une soixantaine de soldats de Valcartier arrivés au pays après une mission canadienne. Il s’agit d’un premier groupe d’une série à revenir au bercail. Au total, 1900 militaires de Valcartier rentreront à la maison d’ici la mi-août.

L’attente de six à sept mois s’est achevée. Les familles se sont rassemblées autour de leur militaire. Les regards sont brillants d’émotion et saluent particulièrement la bravoure des leurs. «Aujourd’hui, il y a un mot: fierté», lance Daniel Rivière, le beau-frère d’Alain Côté, et commandant du 5e bataillon des services du Canada. Ce dernier a des papillons dans le ventre. En plus d’être le premier grand retour, quelqu’un de sa famille fait partie du lot. «C’est une grande mission. Ils ont du mérite, il y avait beaucoup de pression. Il mérite un accueil chaleureux comme aujourd’hui», commente pour sa part Diane Lageux de Val-Bélair. Son conjoint est attendu de pied ferme par leur jeune fille, Arianne Côté, bien décidée à courir à la rencontre de son père lorsqu’il franchira les portes. Le retrait des Forces canadiennes en Afghanistan met un terme à une longue mission. Depuis 2002, plus de 150 Canadiens ont péri en sol afghan.

Quant à Ghyslain Caron et Henriette Laporte, leur garçon Martin revient en forme tout comme ses parents qui étaient moins inquiets lors de cette mission. «On était moins stressé. Et puis, quand nos enfants vont travailler en ville, on n’est pas toujours inquiet. Là-bas, c’est un peu la même chose. On fait confiance, ils sont bien formés. C’est aussi un plus pour le militaire. Quand il fait une mission, c’est un avancement dans sa carrière», expliquent-ils.

Les retrouvailles sont aussi des moments de fébrilité. Sylvie Paradis et Charles, deux ans, sont impatients de revoir Sébastein Bédard. La famille sera réunie après plusieurs mois de gestion et d’attente. «Il est parti quand Charles avait un an et demi. Il a trouvé ça un peu plus difficile cette fois-ci. Il a manqué plusieurs beaux moments», confie la conjointe de M. Bédard, aussi militaire de profession. Les prochains mois nécessiteront une certaine adaptation selon elle bien contente de savoir son amoureux hors du danger. «Je savais qu’il y avait un certain niveau de risque, mais il était discret sur ce qu’il faisait. C’était bien comme ça», raconte-t-elle. Pour le caporal-chef Jimmy Joannette, il fait bon de serrer ses enfants dans ses bras. Ému, il s’est dit sans mot pour qualifier ce qu’il ressentait à son arrivée.

Un peu plus loin, Jessyca Abel attend son futur époux en compagnie de ses deux jeunes enfants Ludovic et Baptiste. Les derniers mois ont été actifs avec la naissance du dernier. Même s’il ne s’agit pas d’un premier retour de mission, l’arrivée de son conjoint est un moment unique et magique à la fois. Les quelques semaines de repos leur permettront de reprendre leur souffle en vue d’un mariage prochain.

Pour voir plus de photos cliquez sur ce lien: Retour d'une soixantaine de militaires

Québec Hebdo

Organisations: Forces canadiennes

Lieux géographiques: Kandahar, Canada, Afghanistan

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