Une église bondée pour le recours collectif de Ciment St-Laurent

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Michel Bédard
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Il y avait belle lurette que l'église de Courville n'avait pas été aussi remplie. À l'invitation du procureur des demandeurs, Me Jacques Larochelle, plus de 700 résidents du secteur Montmorency-Villeneuve se sont déplacés, mardi soir, pour assister à l'importante soirée d'information qui amorçait les procédures de réclamation contre l'entreprise Ciment St-Laurent, dans le cadre du recours collectif lié aux émissions de poussière et aux bruits produits par la cimenterie.

D'entrée de jeu, Me Larochelle a déridé la foule en soulignant que s'il y avait autant de citoyens, c'était parce qu'à la messe du dimanche on leur demandait de l'argent et que le but de cette rencontre était plutôt de faciliter leurs démarches pour en recevoir!

Après avoir présenté les deux initiateurs du recours collectif Claude Cochrane et Huguette Barrette, qui ont mis de leur temps à cette cause pendant plus de 16 ans, ainsi que Paul-Émile Tremblay, auteur des images vidéo qui ont admirablement bien complété le dossier devant la Cour Suprême du Canada, l'avocat a ensuite parcouru le formulaire de réclamation en indiquant qu'il y a avait deux conditions pour être admissible au recours collectif; être né avant le 4 juin 1973 et avoir habité ou été propriétaire entre le 4 juin 1991 et le 3 juin 1993 dans les quatre zones reconnues par le jugement final et dont les adresses sont clairement identifiées sur le site Internet www.adamsyndic.com. Advenant que la personne soit décédée, même la succession peut obtenir une réclamation.

L'importance de la preuve de résidence

Me Larochelle a tenu à rassurer les gens qui pourraient avoir de la difficulté à fournir une preuve de leur lieu de résidence à cette époque, en soulignant que plusieurs documents peuvent faire l'affaire comme toute correspondance reçue concernant les taxes municipales, le permis de conduire, les factures d'Hydro-Québec, des bulletins d'université ou la Régie de l'assurance-maladie. «On pourra toujours aussi prouver son lieu de résidence en consultant l'index des immeubles ou avec une déclaration assermentée par une personne crédible comme un avocat, un notaire ou un gérant de caisse», a ajouté Me Larochelle. La porte-parole de Ciment St-Laurent, Isabelle Beaudoin, a pour sa part affirmé au BEAUPORT EXPRESS que l'entreprise fera tout ce qui est possible pour rembourser les réclamants en quelques mois. Me Larochelle estime qu'entre 2 000 et 3 000 personnes du secteur Montmorency-Villeneuve, dont l'âge varie de 36 à 100 ans, auront un droit de réclamation dans cette affaire. «Il est de la responsabilité de chaque personne visée, ou de son représentant légal, de se procurer le formulaire de réclamation officiel, de le compléter et de le déposer d'ici le 28 février 2010 entre les mains du gestionnaire du processus de réclamation, le syndic Daniel Adam. Selon le calcul des intérêts, les indemnités pourraient atteindre jusqu'à 30 000 $ dans certains cas. Pour plus d'information, on peut communiquer avec M. Cochrane au 418 663-3581, poste 2322 ou avec le syndic Daniel Adam au 418 682-2953.

Organisations: Ciment St-Laurent, Claude Cochrane, Cour Suprême du Canada Hydro-Québec Régie

Lieux géographiques: Secteur Montmorency-Villeneuve

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