Accompagné en point de presse du président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, Bernard Lehré, M. Boisvenu a souligné, entre autres, que la nomination d’un juge de gestion de l’instance améliorera l’étape préliminaire du procès et contribuera à améliorer l’efficacité des procès imposants et complexes comme ceux impliquant les motards et les gangs de rues.
«La Loi C-2 permet maintenant à un juge de gestion de l’instance de trancher les questions préliminaires sur lesquelles le reste du procès repose souvent, ce qui aura aussi pour effet d’autoriser, dans la mesure du possible, la présentation sans interruption d’éléments de preuve au jury. À sa nomination, ce juge pourra notamment promouvoir un procès équitable et expéditif, garantir que la preuve sur le fond est présentée sans interruption, imposer des échéances aux parties, aider les parties à identifier les témoins qui doivent être entendus au procès, recevoir des plaidoyers de culpabilité et déterminer la peine», a noté M. Boisvenu
De nouveaux outils pour les policiers
Voyant d’un bon œil l’adoption de cette nouvelle loi, le président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, Bernard Lehré, a déclaré que cette annonce représentait le début de la construction d’une maison contre le crime organisé.
«Il restera encore beaucoup à faire, mais la simplification des procédures va donner des outils supplémentaires aux policiers qui étaient appelés à se rendre très souvent à des procès interminables. L’ancienne loi donnait souvent des avantages aux criminels qui profitaient largement de la lenteur des procédures», a commenté M. Lehré.

