Nissan Quest 2011

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Ajuster le tir

Del Mar, Californie- La Quest a temporairement quitté le paysage automobile en 2010, mais elle revient vêtue d’une nouvelle robe pour 2011. Il serait faux de parler d’une toute nouvelle fourgonnette, mais le style hors du commun de la précédente mouture, qui a coûté cher à Nissan, fait place à un style plus traditionnel proche de la concurrence immédiate de Honda et de Toyota.

 

Sculpture fluide

 

À regarder les plus récents « design », il semble que le dessin en mouvement d’objets inanimés soit devenu le leitmotiv de bien des concepteurs. Baptisé sculpture fluide, le style de la nouvelle Quest (dessinée et construite au Japon), n’est pas sans rappeler la El Grand (grande fourgonnette produite par Nissan au Japon). Les lignes carrées typiques des véhicules japonais avec quelques arêtes stratégiquement placées pour relever le style peu inspiré des fourgonnettes, en général, donnent cette silhouette typiquement asiatique. Au chapitre des proportions, elles se comparent, au centimètre près, à la Sienna et à l’Odyssey, les plus proches concurrentes. Offerte en quatre versions, S, SV, SL et LE, la Quest, qui arrivera à la fin de janvier chez les concessionnaires, se vendra tout juste sous la barre des 30 000 $ en version de base pour aller autour des 45 000 $ pour une version LE.

 

L’accent sur le côté pratique

 

Au lieu de tenter de sortir des sentiers battus comme les générations antérieures, Nissan s’est appliquée cette fois-ci à améliorer les principes connus en mettant l’accent sur la convivialité pour la famille. Vous trouverez, par exemple, des portes qui coulissent au toucher d’un bouton, un hayon électrique et une clé intelligente de série qui fait tout fonctionner à distance. L’espace intérieur est axé sur le confort et le plaisir de vivre. Nissan a voulu recréer l’atmosphère d’une pièce familiale à la maison. Le faux bois est crédible, le cuir, de belle facture, et les caractéristiques ésotériques des anciens modèles ont laissé la place à un habitacle plus traditionnel. Nissan se démarque toutefois dans son approche pour l’aménagement. Contrairement à la concurrence qui offre souvent sept ou huit places avec une 2e banquette plus ou moins confortable, Nissan offre sept places assises biens rembourrés pour se sentir comme dans un fauteuil à la maison. Tous les sièges sont fixes et ne disparaissent pas dans le plancher, pas même la troisième rangée. Cependant Nissan a laissé le trou où se cachait la troisième banquette comme espace de rangement pratique, profond et couvert. Pour le reste, les sièges s’abaissent à plat en un mouvement rapide. Le dossier arrière est recouvert d’un tapis à poil court qui imite assez bien un plancher quand vous avez beaucoup de bagages. Le tableau de bord est simple et d’utilisation intuitive avec un tableau de commande central ou, en option, l’écran de navigation. 

 

Le V6 fidèle au poste

 

Nissan doit croire à l’adage qui dit que quand vous avez une bonne recette, il ne faut pas la changer. Le V6 de 3,5 litres de 260 chevaux, toujours associé à la boîte CVT qu’on retrouve dans presque tous les modèles Nissan et Infiniti, est fidèle au poste. Sans être rapide (nous parlons d’une fourgonnette après tout), le moteur amène cette grosse boîte à 100 km/h en un peu moins de 9 secondes, et vous consommerez environ 13 litres aux 100 kilomètres. Des chiffres dans la bonne moyenne pour ce type de véhicule. Je n’ai jamais aimé les boîtes CVT, mais, jumelé à un V6, cela passe mieux à une exception près. Si vous devez arrêter dans une côte pentue, il faudra tenir le pied sur le frein car le véhicule reculera.

 

Rien à redire sur la conduite

 

Je suis heureux d’admettre que la Quest ne fait pas son format au volant. Son rayon de braquage très compact pour une fourgonnette lui donne une certaine légèreté, et la direction mi-électrique mi-hydraulique trouve un juste compromis qui procure une sensation naturelle et coulée au volant. La suspension du type MacPherson à l’avant et multibras à l’arrière met l’accent sur le confort en nivelant très bien les imperfections de la route sans tomber dans la mollesse.

 

Conclusion

 

Les fourgonnettes représentent aujourd’hui environ 5 % du marché de l’automobile. À son apogée, ce segment frôlait les 15 %. Il y a donc très peu de marges de manœuvre pour ceux qui s’aventurent encore dans ce créneau. Nissan a joué la carte de la prudence en proposant un modèle classique avec quelques raffinements. Un choix rationnel qui ne choquera pas une clientèle qui avait fui le style un peu excentrique de la dernière génération. C’est vrai qu’une fourgonnette n’est pas très sexy, mais rien sur le marché n’arrive encore à offrir la même polyvalence. Nissan offre un produit qui se compare maintenant très bien à Honda et à Toyota.

 

Fiche Technique

 

Moteur 

V6 3,5 l DACT, 260 ch à 5200 tr/min

Couple 240 lb-pi à 4800 tr/min

Transmission CVT

0-100 km/h 9.8 s

Vitesse maximale 190 km/h

Consommation (100km): 10,7 l

 

Autres composantes

Sécurité active freins ABS, répartition électronique de force de freinage, assistance au freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique (SE) 

Suspension avant/arrière indépendante

Freins avant/arrière disques

Direction à crémaillère, assistée

Pneus S/SV : P225/65R16 SL/LE P235/55R18

 

> Dimensions

Empattement 3000 mm

Longueur 5100 mm

Largeur 1971 mm

Hauteur 1854 mm

Poids S 1982 kg SV 1992 kg SL 2033 kg LE 2064 kg

Diamètre de braquage 12,19 m

Coffre 993 l, 3058 l (sièges abaissés)

Réservoir de carburant 75,6 l

Capacité de remorquage 1588 kg

 

Prix  de 30 000$ à 45 000$

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