La ministre Bev Oda pris en flagrant délit

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Elle aurait du dire toute la vérité

Il s’agit d’une subvention à Kairos, une agence humanitaire canadienne établie et respectée qui existe depuis 33 ans.

Il y a deux ans, Kairos, qui regroupe 11 églises chrétiennes faisait sa demande habituelle de subvention au fédéral.  Mais la subvention n’est pas venue.

On a appris, qu’en coulisses on avait bloqué le financement à Kairos en falsifiant le document autorisant la subvention.

Pourtant, à l’automne de  2009, Margaret Biggs, la présidente de l’Agence canadienne de développement International (l'ACDI) et Bev Oda, la ministre de la Coopération Internationale avaient toutes deux approuvées la subvention de sept millions de dollars sur quatre ans. 

Mais les fonds n’ont pas été livrés. Interrogée devant le comité des Affaires étrangères la ministre Oda a rétorqué que c’était la présidente de l’ACDI, madame Biggs, qui s’y était opposé dans la lettre.

Madame Biggs, qui avait l’original du document, s’est présentée devant le comité pour contredire la ministre Oda.

La ministre a témoigné qu’elle ignorait qui aurait pu insérer le mot « NOT » dans sa copie du document, qui changeait complètement le sens du document.

Les députés siégeant au comité ont suggéré à la Ministre de réparer le problème immédiatement en signant un nouveau document approuvant la subvention à Kairos. Elle a refusé.

Mais le mois dernier, coup de théâtre devant le comité.  Bev Oda avoue soudainement que s’était elle qui avait ordonné qu’on modifie le texte pour arrêter la subvention.

Alors pourquoi ne pas le dire au comité dès le départ, au lieu d’accuser madame Biggs, lui demandèrent les députés.

Oda s’est défendue comme suit : «J'ai clairement indiqué, et ça à plusieurs reprises, en réponse aux questions à la Chambre et au comité que la décision d’annuler le financement a été la mienne. Le «non» a été insérée à ma direction."  

Rien sur madame Biggs.  Rien sur les raisons qui motivent le refus.

Depuis ce temps Bev Oda joue la discrète. Elle se présente en Chambre tous les jours, avec un air piteux.

Les députés lui ont posé la question 52 fois dans les dernières deux semaines à savoir pourquoi elle n’avait pas admis dès le début qu’elle était responsable du « NOT » dans le document falsifié. 

La ministre Oda reste clouée à son fauteuil et refuse de répondre.

La morale de la morale : c’est toujours mieux en politique de dire la vérité dès le début.

Et pendant ce temps, la vraie question demeure sans réponse.  Pourquoi n’a-t-elle pas dit la vérité?

Est-ce que quelqu’un dans le  bureau du premier ministre aurait joué un rôle dans son étrange changement d’idée ?

Sa carrière politique pourrait finir plus tôt que prévu.

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