GM reprend ses mauvaises habitudes

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

C’est avec panache que le nouveau GM est revenu en bourse le 18 novembre dernier. La levée de fonds initial a rapporté près de 20 milliards de dollars. GM venait d’enregistrer des profits de 4, 8 milliards dans les neuf mois précédents le retour en bourse et plusieurs nouveaux modèles arrivaient chez les concessionnaires. Les astres étaient bien alignés. Deux semaines après le retour en bourse, l’action se transigeait autour de 40$. Mais l’euphorie a été de courte durée. Depuis le début de janvier, le prix d’une action a chuté de 18% pour arriver à 30,24$ la semaine dernière. Ce prix est de 2,76$ sous la barre de l’entrée en bourse le 18 novembre dernier. Que s’est-il passé en si peu de temps pour perdre autant de chemin. Le grand rival de GM, Ford, continue de grimper et sa valeur en bourse est 8 milliards de dollars plus élevés que GM.

Des marchés en perte de vitesse

GM perd du terrain en bourse en raison de la prudence des analystes qui observent GM reprendre des vieilles habitudes qui ont failli mettre fin à l’entreprise. On note entres autres l’utilisation massive d’incitatifs financiers à l’achat de véhicules. GM continue également de perdre de l’argent en Europe, sans être capable de redresser la situation et même le Klondike chinois, où GM règne en maître n’est plus aussi lucratif. Finalement, les analystes note que le nombre de nouveaux modèles à arriver sur le marché ne tiennent pas un rythme soutenu. Tous ces facteurs bout à bout rendent les investisseurs frileux.

Et le gouvernement américain dans tout cela

Pendant ce temps le trésor américain demeure un actionnaire majoritaire dans GM. Il détenait 61% de la compagnie après son sauvetage en 2009. Il a ensuite vendu l’équivalent de 28% de ses parts lors de l’introduction en bourse en novembre dernier et pourrait se débarrasser du reste de ses actions à compter du 18 mai prochain. Le gouvernement américain a clairement laissé entendre qu’ils veulent vendre aussitôt que possible, mais pas à n’importe quel prix. Nous l’avons mentionné plus haut, présentement l’action de GM est d’environ 30 $. Pour récupérer sa mise, sans faire de profit, le gouvernement américain devra vendre à 53$ dollars l’action. Avec un prix de l’essence qui atteint des sommets historique, une situation difficile pour l’industrie automobile au Japon, qui a des répercussions partout sur le globe, l’action de GM n’est pas sur le point de prendre de la valeur. Les responsables du dossier GM à la maison blanche ont admis qu’il serait difficile pour le gouvernement de vendre le reste de ses actions sous la barre des 53$. Il y a donc de fortes chances que l’Oncle Sam demeure le principal bailleur de fonds de GM pour encore un bon moment.

Un manque de stabilité

Depuis la remise sur pied de ses activités GM a changé de patron trois fois en moins de deux ans et tous les cadres jouent à la chaise musicale, ce qui rend les analystes de Wall Street très nerveux. Dans l’année qui a précédé la mise sous protection de la loi sur les faillites, GM s’est littéralement vidé de tous ses meilleurs éléments qui voyaient venir le déluge et sont aller offrir leurs services ailleurs. GM s’est donc retrouvé après la crise avec une grosse coquille vide et peu de gens compétents pour gérer l’entreprise. Une énorme différence avec Ford qui a conservé ses bons éléments automobiles qui sont devenu les maîtres d’œuvres de la remise sur pied spectaculaire. GM a besoin d’un Alan Mullaly ou d’un Sergio Marchionne, il y a un énorme paquebot à diriger et GM n’a pas de capitaine compétent pour prendre la barre.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires