Dodge Charger 2011

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Le mâle dominant

Dodge ne fait pas dans la dentelle avec le renouvellement de la Charger. Tous les angles ont pris du tonus, les muscles sont encore plus proéminents, on sent l’influence encore plus grande des années 70 dans un habillage au goût du jour. La face avant, encore plus agressive, montre une calandre encore plus grande et sertie de chrome. La proue change du tout au tout pour s'inspirer de celle de la Challenger : les feux arrière se perdent dans un tableau noir ceinturé de phares à diodes électroluminescentes du plus bel effet.  Le dessin d’ensemble est plus épuré et moderne et délaisse les quelques rondeurs qui restaient de la version de 2005.

Un intérieur plus sobre

L’habitacle n’est pas aussi flamboyant que l’extérieur. On se remémore là aussi les planches de bord à leurs plus simples expressions. Le dessin du tableau de bord est simple, les boutons de commande, de grand format, et notre version R/T, flanquée d’un écran central avec toute l’information sous le même toit, y compris le système de navigation. La qualité des matériaux, comme le cuir des sièges et les plastiques, font un prodigieux bond en avant face à l’ancienne génération. Somme toute, un intérieur standard, mais de bon goût, ce qui est une première pour la Charger.

Un animal en rut

La sonorité d’un V8 est inimitable et inoubliable, et même si le V6 Pentastar de 3,6 litres affiche un plus que respectable 292 chevaux sous le capot de la Charger, c’est le V8 Hemi qui est le choix naturel et logique pour cette monture. Avec le V6, vous avez l’air, mais pas la chanson, le rugissement rauque du V8 de 5,7 litres de 370 chevaux fera, à lui seul, grimper votre taux de testostérone dans vos veines. Une poussée sur l’accélérateur, et vous sentez vos hormones mâles prendre le dessus. Malgré son poids respectable, ce V8 vous amène à 100 km/h en 5,5 secondes. Toujours capable de n’utiliser que quatre de ses cylindres en cas de faibles sollicitations, le nouveau bloc bénéficie d’innovations en matière d’échappement et d’admission qui lui permettent de consommer encore moins, selon Dodge. Après notre semaine d’essai, la version R/T a maintenu une moyenne tout juste sous la barre des 15 litres aux 100 kilomètres. Pas mal pour un V8 de 370 chevaux. Et ce n’est pas tout, il va aussi y avoir une Charger SRT8 qui arrivera cet automne. Sous le capot, la SRT8 fait appel à un nouveau V8 Hemi de 6,4 litres. Il développera 465 chevaux contre 425 pour l’ancienne version. Dodge associe cette mécanique typiquement américaine à une boîte de vitesses automatique à 5 rapports. Un peu archaïque, mais tout de même efficace. Autre nouveauté notable, la SRT8 bénéficiera d’une suspension adaptative dotée d’un réglage sport. Au pays des ponts arrière rigides, c’est presque une révolution. Le freinage, enfin, a également été soigné avec des étriers Brembo sur des disques ventilés. Notre version était même équipée de 4 roues motrices qui ont bien performé sous la pluie.

Une routière tout confort

Comme toutes les grandes berlines américaines, la Charger préconise les longues routes en ligne droite. Mais elle ne refuse pas quelques courbes au passage. La direction est plus précise, mais pas encore au niveau des berlines allemandes. La suspension est mieux calibrée et un peu plus ferme, pour une meilleure qualité de conduite sans empiéter sur le confort. Bref, Dodge a resserré tous les boulons pour une conduite plus saine. Sous ses allures un peu brute, cette Charger offre beaucoup d’espace et une expérience de conduite tout à fait correcte. Vous avez même quelques raffinements comme les vitres plus épaisses, une plus grande quantité de matériau insonorisant qui ajoute au confort de roulement. Et des ajouts de sécurité comme la caméra de vision arrière, le détecteur d’angle morts dans les rétroviseurs extérieurs et le régulateur de vitesse intelligent. La Charger est, à ce chapitre, sur les traces de Ford, quelques pas derrière la Taurus.

Conclusion

La Charger a le mérite d’être divertissante et extrovertie dans un monde rempli de berlines beiges et drabes. Pas besoin d’être un péquenaud pour en apprécier la qualité.

Forces

Lignes extraverties

Sonorité inimitable du V8

Meilleure qualité des matériaux

Faiblesses

Direction un peu vague sur le modèle AWD

15 L/100 km, ce n’est pas économique

Confortable, mais pas luxueux comme intérieur

Fiche Technique

fiche technique

V6 3,6 l DACT, 292 ch à 6350 tr/min

Couple 260 lb-pi à 4800 tr/min

Transmission automatique à 5 rapports

0-100 km/h 8,0 s

Vitesse maximale 220 km/h

Consommation (100 km) 10,3 l (octane 89)

V8 5,7 l ACC, 370 ch à 5200 tr/min

Couple 395 lb-pi à 4200 tr/min

Transmission automatique à 5 rapports avec mode manuel

0-100 km/h 5,9 s 

Vitesse maximale 250 km/h

Consommation (100 km) 11,4 l AWD 11,3 l (octane 89)

> Autres composantes

Sécurité active freins ABS, EBD, BAS, antipatinage, contrôle de stabilité électronique

Suspension avant/arrière indépendante

Freins avant/arrière disques

Direction à crémaillère, assistée

Pneus :     SE/SXT P215/65R17

R/T P225/60R18

R/T AWD : P235/55R19

Option : P245/45R20

> Dimensions

Empattement 3048 mm

Longueur 5082 mm 

Largeur 1892 mm

Hauteur 1478 mm

Poids         SE/SXT 1723 kg

R/T 1828 kg

Diamètre de braquage 11,8 m 

Coffre 458 l

Réservoir de carburant    SE/SXT 68 l

R/T  72 l

Prix :       SE :                              31 395$

               SXT :                            33 395$

               SXT Plus :                     35 395$

               R/T :                            39 395$

               R/T routes et pistes :     40 395$

               R/T AWD :                    41 395$

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre à l’émission Dutrizac, l’après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.

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