BMW Série 6

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Grosse...comme l'Amérique

À une époque où tous les constructeurs d’automobiles font plus avec moins à tous les chapitres, BMW va à contre-courant avec le nouveau cabriolet Série 6 cabriolet. Longue de 4,82 mètres et offerte en première livrée mue par un V8 de 4,4 litres turbo de 400 chevaux, cette Série 6 ne fait pas dans la dentelle. Il est toutefois dommage que, avec tout cet encombrement, BMW n’ait pas réussi à offrir une véritable 4 places. Fidèle à son approche, cette Série 6 est encore une 2+2, une grosse 2+2. Avec ce V8 à la sonorité profonde et un format XXL, il est clair que BMW vise à plaire à 45 % des acheteurs de la précédente génération… les Américains.

Belle et efficace

Une fois la question du format digérée, force est de constater que BMW a fait du beau boulot. Les concepteurs ont utilisé 7,4 centimètres de plus en longueur pour amincir le profil de la voiture qui offre une silhouette plus effilée, malgré son format. La nouvelle 6 partage la majorité de ses composants avec les modèles de Série 5 et 7. Du moteur à la boîte de vitesses à 8 rapports en passant par les trains roulants et la plateforme électronique. Comme les plus récents modèles de la famille, la Série 6 profite largement de l'aluminium pour ses trains roulants, certains éléments de structure et une partie de ses pièces de carrosserie. Elle bénéficie de surcroît de l'utilisation de matériaux plastiques pour les ailes avant et de composites à base de fibre de verre pour le couvercle de coffre arrière. Mais malgré tout, elle fait 2 tonnes, le luxe est pesant.

Confort irréprochable

L’habitable demeure un espace de première classe. Le confort des sièges ergonomiques à l’avant est à l’abri de tout reproche. Les multiples réglages offrent une position de conduite qui frise la perfection. Le tableau de bord reste fidèle à lui-même avec un nouvel écran de 10,2 pouces qui trône au centre de la console. BMW a fait l’effort de simplifier encore un peu son système de gestion iDrive qui est maintenant assez facile à vivre. Réglages des modes de conduite (confort, normal, sport, sport+), navigation, accès à la chaîne audio et à ses auxiliaires, au téléphone, aux paramètres du véhicule, sans parler de l'Internet proposé en option, tout est à portée de la main. Les cuirs souples flatteront l’ego du propriétaire; cependant, les places arrière jouent encore le rôle de dépanneur sur une courte distance. Le toit en toile multicouche parfaitement étanche vous fera presque oublier que vous êtes au volant d’un cabriolet.

Un V8 performant

Ma première rencontre avec la version 650 à moteur V8 turbo de 4,4 litres de 400 chevaux m’a conquis. Quelle belle machine à rouler ! Certains reprocheront à l’électronique de gérer la conduite, et ils ont en grande partie raison. Mais quand vous avalez des kilomètres de route, le confort et la sécurité au volant est indéniable. Il ne faut pas oublier la boîte de vitesses à 8 rapports d’une souplesse incroyable qui fait disparaître la sensation des passages de rapports. Le conducteur peut aussi choisir son profil de conduite. Il peut opter pour les modes confort, normal, sport ou sport+ au moyen du gros interrupteur à bascule dans la console centrale. Les paramètres touchés sont le réglage de la réponse à l’accélération, l’assistance de la servodirection, l’amortissement, la stabilisation du roulis (s’il y a lieu), la direction active intégrale (s’il y a lieu) et les passages de rapports de la boîte automatique. Sur le mode sport+, le mode de contrôle dynamique de la motricité du système de contrôle dynamique de la stabilité de série est activé, ce qui hausse les seuils d’intervention sur la stabilité dans la plupart des conditions de conduite sportive. Le moteur répond plus vite, le passage des rapports s’accélère, et la suspension se raffermit. Avec un 0 à 100 km/h sous la barre des 5 secondes, vous êtes en mesure de décoiffer les occupants. Le Cabriolet BMW 650i est la première voiture de sa catégorie qui peut recevoir la direction active intégrale. Ce système marie la direction active de l’essieu avant (offerte avec le Cabriolet de Série 6 de la dernière génération) à un nouvel essieu arrière dirigé. Les changements d’angle du volant harmonisés aux deux essieux créent l’allongement ou le raccourcissement virtuel de l’empattement du véhicule, ce qui accroît la stabilité à grande vitesse et l’agilité pour les manœuvres de stationnement et la conduite en ville. La fée électronique dirige tout sur cette voiture. Un seul bémol, la direction manque un peu de tonus, on la sent un brin lourde.

Conclusion

Globalement, le nouveau cabriolet Série 6 sait tout faire et demeure pour n’importe quel niveau de pilote, très facile à conduire, en particulier grâce aux aides électroniques. Elle n’est ni pratique, ni abordable, mais saura vous faire profiter d’une belle journée d’été comme pas une. Les Nord-Américains l’adoreront, surtout au sud de notre frontière.

Forces

Excellente insonorisation

Boîte à 8 rapports

Performances impressionnantes

Comportement sans faille

Faiblesses

Peu d’espace à l’arrière

Direction un peu lourde

Consommation du V8

Fiche Technique

(650i)

V8 4,4 l Turbo DACT 400 ch à 6400 tr/min

couple 450 lb-pi à 1750 tr/min

Transmission : automatique à 8 rapports avec mode manuel, manuelle 6 rapports (en option)

0-100 km/h: 5,1 s

Vitesse maximale 210 km/h (limitée)

Consommation (100 km): 13,5 l

AUTRES COMPOSANTES

    Sécurité active freins ABS, répartition

    électronique de force de freinage, assistance au

    freinage, antipatinage, contrôle de stabilité

    électronique

    Suspension avant/arrière indépendante

    Freins avant/arrière disques

    Direction à crémaillère, assistée

    Pneus 650i P245/40R19

DIMENSIONS

    Empattement 2855 mm

    Longueur 4894 mm

    Largeur 1894 mm

    Hauteur 650i 1365 mm

    Poids: 2055 kg

    Diamètre de braquage 11,4 m

    Coffre 350 l, 300 l (toit abaissé)

    Réservoir de carburant 70 l

Prix : 108 795$

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre à l’émission Dutrizac, l’après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.

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