Fiat 500c Cabriolet

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La mélodie du bonheur

New York, New York. – Lors de la présentation officielle de la « Cinquecento » en 1957, Fiat avait d’abord introduit la version décapotable pour ensuite ajouter la version coupé. Pas moins de 55 ans plus tard, le coupé arrive, cette fois, après la décapotable. Fiat a toutefois utilisé la même recette. En conservant une grande partie de la structure du véhicule intacte, la version sans toit offre la même expérience de conduite agréable que le coupé. Contrairement à la grande majorité des constructeurs qui éliminent les montants et le toit lors de conception d’une version décapotable, Fiat a seulement enlevé le toit pour le remplacer par une pièce de tissu sur glissière qui se replie comme un accordéon. En raison de la perte du toit, la 500c offre une traverse supérieure avant renforcée pour compenser la légère perte de rigidité. Le pare-brise est aussi légèrement surélevé pour favoriser une meilleure visibilité.

Un toit en deux temps, trois mouvements

Le toit respecte le concept d’origine, mais adopte une approche plus moderne, c’est-à-dire qu’il est électrique et s’ouvre en deux temps sur simple pression d’un bouton. Dans un premier temps, il libère tout l’espace au-dessus des 4 occupants en 10 secondes. Quand on appuie sur le bouton une seconde fois, le toit se replie derrière la tête des passagers arrière en 6 secondes. Pour refermer le tout en trois mouvements, vous appuyez sur le bouton situé sur le ciel de toit, ce qui ramène la capote au-dessus de la tête des passagers en 6 secondes. La deuxième étape arrête le toit à 15 centimètres de la fermeture pour une question de sécurité, et la troisième étape ferme le tout hermétiquement. La capote en tissu, offerte en trois couleurs (ivoire, rouge et noir), est fabriquée par Magna Car Top System, une filiale du groupe Magna Steyr. Vous pouvez le fermer ou l’ouvrir à une vitesse ne dépassant pas 96 km/h.

Le vent en plus

L’expérience au volant est, en tous points, semblable à celle de la version coupé. Vous avez la même mécanique à 4 cylindres de 1,4 litre de 101 chevaux et les mêmes boîtes manuelle ou automatique. Le facteur vent et la visibilité sont les deux changements notoires. La position du toit influe à la fois sur votre visibilité et sur le nombre de décibels émis dans la voiture. Par exemple, avec le toit à mi-chemin, le petit hublot qui sert de lunette se retrouve dans la partie supérieure du rétroviseur intérieur et réduit d’autant la visibilité vers l’arrière. De plus, la turbulence est très forte et oblige presque à ouvrir les fenêtres pour libérer un peu de pression. La manière la plus agréable de rouler consiste à abaisser complètement le toit. Cela améliore la visibilité et élimine presque la turbulence. Une fois refermé, le toit est très hermétique, et vous avez l’impression de conduire un modèle coupé.

Peu puissant, mais amusant

Si vous avez besoin de le savoir, on a nécessité 11 secondes pour atteindre les 100 km/h. Mais cet exercice est bien inutile avec la 500. L’envie de jouer au pilote de voiture sport ne m’a jamais traversé l’esprit. J’avais seulement envie de profiter de la jolie route de campagne qui nous menait sur les rives du lac Hudson. Si la version coupé offre trois modèles, la version décapotable se limite aux modèles Pop et Lounge : le premier, à 19 995 $, et le second, à 22 995 $. La version Lounge vous offre des sièges et un volant gainé de cuir, la climatisation automatique, la radio Sirius avec une chaîne audio Bose et la communication à mains libres avec interface iPod. Pour ceux qui le désirent, Chrysler s’est associé à Tom Tom et offre, en option, un GPS portable qui se branche dans l’allume-cigarette et trône, grâce à une ventouse, sur le dessus du tableau de bord. Au volant, il faut savoir apprécier la voiture à petites doses. La voiture n’a aucun gène sportif. La direction, comme la version coupé, est un peu lourde, et la boîte de vitesses manuelle à 5 rapports est de loin plus amusante à conduire. C’est probablement ce qui explique le fait que 40 % des coupés sont vendus avec la boîte manuelle.

Conclusion

Fiat a une vraie bonne recette pour réussir avec le cabriolet. Non seulement est-il joli à craquer, mais il est également offert en 14 coloris qui sortent de l’ordinaire. À la fin de la journée, nous avions le sourire aux lèvres, que dire de plus.

Forces

Silhouette charmante

Ambiance à bord

Grand choix de couleurs et de finitions

Faiblesses

Habitabilité arrière limitée

Visibilité arrière réduite

Boîte de vitesses automatique paresseuse

Réservoir de carburant un peu petit

Direction un peu lourde

Fiche technique

 

Moteur

 

4-cyl. de 1,4 L à DACT, 101 ch à 6500 tr/min

Couple : 98 lb-pi à 4000 tr/min

Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports ou automatique à 6 rapports

0 à 100 km/h : 11 s

Vitesse maximale : 182 km/h

Consommation : 7 L/100 km (essence ordinaire)

 

Sécurité active

Freins ABS, distribution de la force de freinage, antipatinage, contrôle de la stabilité électronique

 

Suspension avant/arrière

Roues indépendantes/rigide

 

Freins avant/arrière

À disque

 

Direction

À crémaillère électrique

 

Pneus : P185/55R15

 

Dimensions

Empattement : 2300 mm

Longueur : 3546 mm

Largeur : 1627 mm

Hauteur : 1488 mm

Poids : 930 kg (boîte manuelle)

Réservoir de carburant : 35 litres

Coffre : 182 litres

 

Prix

 

Pop : 19 995 $

Lounge : 22 995 $

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre à l’émission Dutrizac, l’après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.

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