Une visite dans la tête de Stephen Harper

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La criminalité a reculé à Montréal

La police de Montréal a annoncé récemment qu’en 2010, la criminalité avait reculé de 7,3% dans la métropole.

Wow! C’est beaucoup.

Encore mieux, la tendance se maintient (comme dirait l’autre.)

C’est comme cela depuis plus d’une décennie à travers le pays. La criminalité a chuté de 24,8% au cours des 10 dernières années.

C’est bien assez pour aller fêter dans la rue… Et laisser la porte débarrée.

Les nouvelles sont aussi bonnes à Ottawa où habitent le premier ministre Stephen Harper et ses ministres. La criminalité a chuté de 4,5 % en 2010, les crimes contre la personne aussi bien que les crimes contre la propriété.

Au Canada le nombre de crimes sérieux rapportés à la police – 2,2 millions – est 3% moins que l’année précédente.

C’était la même baisse dans presque toutes les catégories – meurtres, vols à main armée, cambriolage, vol par effraction, vols d’automobiles.

On penserait que le premier ministre serait au comble de ses joies, attribuant ces résultats à ses nouvelles lois contre la criminalité ou même à faire les éloges des policiers.

Au contraire, Harper et ses ministres maintiennent que la criminalité continue secrètement de monter en flèche et qu’il faut bâtir plus de prisons, adopter des lois plus sévères et mettre plus de monde en prison pour servir des peines plus longues, et sans sursis.

Le chef conservateur promet de dépenser ce qui pourrait coûter 12 milliards $ dans les prochaines années sur la construction de prisons. Et ça quand il est 34 milliards $ en dette cette année.

Pourquoi toutes ces prisons s’il y a moins de crimes? Pourquoi aller contre la réalité?

C’est parce que la population canadienne vieillit et a plus peur que jamais des criminels. Elle regarde plus d’émissions policières américaines à la télévision, et elle conclut qu’il y a plus de crimes et de criminels. Et

Harper a décidé de se faire le grand défenseur des pauvres aînés qui se sentent les prochaines victimes de tous ces gros méchants imaginaires dans nos rues.

Harper n’est pas celui pour les dissuader de leur fantaisie et perdre leurs votes.

Suivons la logique tordue de Harper. Harper prétend que les chiffres de la police sur la criminalité sont erronés.

Selon Harper il y a bien plus de crimes que la police nous dit. Mais les victimes ne rapportent plus autant les crimes à la police parce qu’ils jugent la police incompétente et les juges trop mous en vers les criminels.

Bien sur, le PM n’ose jamais dire aux policiers en pleine face qu’ils sont incompétents.

Donc Harper nous monte une belle fantaisie de crimes « non rapportés » par des personnes qui demeurent « non-identifiés » à des policiers qui sont « non impliqués » dans des enquêtes qui n’ont jamais lieues. 

C’est l’imaginaire qui qui tord la réalité qui forme l’idéologie qui dirige la politique du gouvernement Harper.

Ça doit être ce qui explique le manque total de documentation sur cette criminalité « non rapportée. »

Harper et les siens seraient plus crédibles s’ils pouvaient fournir le moindre de détail – des noms, des adresses, des dates des ces crimes « non rapportés. »

On pourrait même en faire une question sur le long formulaire du recensement, s’il y en avait toujours un.

Mais vu qu’il n'y en a pas, ce qu’il nous faudrait serait une force policière « non rapportée » pour capturer les criminels « non rapportés » qui commettent tous les crimes « non rapportés » dans l’imagination de Harper.

En suite on trouverait des juges « non rapportés » (nommés par Harper) qui pourraient condamner des criminels « non-rapportés » à purger des peines « non rapportées » dans les prisons « non rapportées » de Harper.

Harper pourrait continuer à croire à sa fantaisie « non rapportée. »

On pourrait se sauver un paquet d’argent – au moins 12 milliards $ pour bâtir des prisons « non rapportées. »  

Génial, eh ?

 

 

 

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires