Mercedes-Benz Classe M 2012

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Suite Logique

Daniel Rufiange

Chaque constructeur possède quelques modèles qui, à eux seuls, assurent sa pérennité. Si les Audi A3 et la BMW de Série 3  sont les symboles par qui le succès passe chez les deux principaux rivaux de Mercedes-Benz, la Classe C joue le même rôle chez la firme de Stuttgart. Cependant, cette dernière possède un deuxième atout, presque aussi important que le premier. Nous avons nommé la Classe M.

Concrètement, ce véhicule est le deuxième en importance chez le constructeur au chapitre des ventes mondiales, derrière qui vous savez. Ainsi, toute modification qu’on ose lui apporter doit tenir compte de ce fait; on n’altère pas trop une recette gagnante.  

Troisième évolution

Cette nouvelle Classe M que vous verrez apparaître chez les concessionnaires canadiens quelque part au mois d’octobre est la troisième incarnation de ce modèle lancé en 1997. La première livrée avait été vivement critiquée, sa qualité n’étant pas à la hauteur des standards auxquels nous a habitués Mercedes-Benz. La refonte de 2005 avait grandement corrigé le tir et voilà qu’on en remet avec cette troisième évolution.

Les changements qu’a subis la Classe M s’inscrivent toutefois sous le signe de la tradition et de la continuité.

Retouches esthétiques

Même si la carrosserie a été complètement redessinée, on reconnaît de suite la signature de la Classe M. Cependant, l’ensemble est plus homogène. À l’avant, tout le museau présente un air plus agressif. On a repensé les phares qui s’intègrent désormais mieux à la carrosserie cependant que la calandre reprend un design plus traditionnel. À l’arrière les feux s’harmonisent également mieux aux lignes du véhicule, eux qui sont maintenant plus profilés.

Bref, on a amélioré le design sans pour autant dénaturer le produit. Les amateurs ne seront pas dépaysés.

À noter que toutes les versions de la Classe M qui prendront la direction du Canada recevront l’ensemble esthétique AMG. Ainsi, on notera de légères différences au bas de la calandre et au bas du parechoc arrière alors que les jantes des modèles destinées chez nous devraient, selon ce qu’on nous a dit, être identiques à celles que vous pouvez apercevoir sur nos photos.

En somme, un petit bonbon pour le marché canadien. D’ailleurs, l’équipement de série des modèles destinés à notre marché sera plus cossu. Elle comprendra, entre autres, le volant chauffant, la préparation pour la radio satellite SIRIUS, le dispositif pour ouvrir les portes de garage et le gadget qui permet de conserver en mémoire les préférences du conducteur (rétroviseurs, position du siège, etc.).

Versions

Une fois toute la poussière retombée, ce sont quatre variantes différentes de la Classe M qui sillonneront nos routes. Cependant, les amateurs de performances devront patienter un peu alors que les versions ML550 et AMG ne nous parviendront qu’au printemps prochain. En attendant, ce sont les deux variantes à moteur V6 qui seront offertes : ML 350; V6 de 3,5 litres à moteur à essence; ML 350 BlueTEC; V6 de 3 litres turbodiesel.

 

Concernant cette deuxième, il faut comprendre qu’elle représente actuellement 80 % de toutes les ventes de produit ML au Canada. Cette tendance devrait se poursuivre alors que le consommateur n’aura toujours que 1500 $ supplémentaires à débourser pour profiter de cette motorisation qui, on le devine, lui permettra de récupérer cette somme rapidement en économie de carburant. En effet, Mercedes-Benz promet une consommation moyenne qui oscillera autour de 7 litres aux 100 kilomètres avec une version équipée de ce moteur. La cote de consommation moyenne européenne se chiffre à 6,8 litres aux 100 kilomètres.

La sécurité

Mercedes-Benz a mis le paquet sur la sécurité. Outre toutes les aides à la conduite que nous connaissons déjà (contrôle de la stabilité, avertisseur de changement de voie, etc.), de nouvelles aides font leur apparition avec cette nouvelle génération. Mercedes-Benz rehausse ainsi l’offre et cherche à se démarquer de ses concurrents. La liste des dispositifs est longue, mais nous retiendrons l’arrivée de l’ACTIVE CURVE SYSTEM, un bidule qui intervient si on a le malheur d’amorcer un virage de façon trop agressive. Pour avoir « testé » ce dernier, force est d’avouer que son efficacité est remarquable.

Cependant, le dispositif ne sera pas livré sur les premières Classe M qui nous parviendront. Malheureusement, personne n’avait de réponses futées à nous donner là-dessus. Il faudra attendre au printemps avant que ce dernier ne puisse équiper les modèles. Voilà qui déçoit.

Il en va de même pour le tout nouveau système hors route OFF ROAD développé par le constructeur; pas avant le calendrier 2012. Un mot sur ce dernier. Il permet au conducteur, au moyen d’une molette située dans la console centrale, de choisir parmi six modes de conduite différents selon le type de revêtement sur lequel il se trouve.

Le constructeur nous promet que son efficacité fera école. Nous verrons lorsque nous pourrons l’essayer…

Sur la route

Néanmoins, malgré l’arrivée tardive de certains modèles et de certaines options, la Classe M promet de séduire les acheteurs. L’expérience au volant est concluante en tout point de vue. D’abord, la douceur de roulement est exemplaire; on se croirait sur un tapis ouatée tellement les suspensions rendent imperceptibles les défauts de la route. Voilà qui sera d’une importance capitale sur nos routes. Pour ce qui est de l’insonorité, c’est nickel. Les premiers bruits de vents ne deviennent perceptibles qu’à 160 km/h.

Les suspensions travaillent à merveille et la boîte automatique à sept rapports qui équipe les versions de la Classe M est une référence; son travail est aussi souple qu’imperceptible.

Le seul irritant a trait à la direction qui souffre d’un degré d’assistance trop élevé, spécialement à basse vitesse. Plus de mordant, nous serions aux anges.

Quant aux performances en tant que telles, elles sont correctes, sans plus. En fait, au décollage, ça va, surtout au volant de la version BlueTEC. Cependant, une fois les 80 km/h franchis, les reprises sont plus laborieuses.

Conclusion

Somme toute, Mercedes-Benz accouche d’un produit amélioré à travers lequel l’acheteur type trouvera son compte. Comme nous l’avons mentionné en introduction, le constructeur ne pouvait se permettre de prendre trop de risque, compte tenu de la popularité de ce modèle. Avec une évolution certes réussie, mais plus tranquille que tapageuse de sa Classe M, Mercedes-Benz s’assure d’une continuité.

Fiche technique

MOTEURS

•    (350 BlueTEC)

    V6 3,0 L turbodiesel DACT, 240 ch à 3600 tr/min

    Couple 455 lb-pi de 1600 à 2400 tr/min

    Boîte de vitesses automatique à 7 rapports avec mode manuel

    0-100 km/h 7,4 s

    Vitesse maximale 224 km/h (bridée)

  Consommation (100 km) 6,8 L

•    (350)

    V6 3,5 L DACT, 302 ch à 6500 tr/min

    Couple 273 lb-pi de 3500 à 5250 tr/min

    Boîte de vitesses automatique à 7 rapports avec mode manuel

    0-100 km/h 6,6 s

    Vitesse maximale 210 km/h (bridée)

    Consommation (100 km) 8,4 L

 

•    AUTRES COMPOSANTS

    Sécurité active freins ABS, assistance au

    freinage,répartition électronique de la force de freinage, contrôle de la stabilité

    électronique, antipatinage

    Suspension avant/arrière indépendante

    Freins avant/arrière disques

    Direction à crémaillère, assistée

    Pneus P255/50R19 option (avec groupe Sport AMG) P265/45R20

•    DIMENSIONS

    Empattement 2915 mm

    Longueur 4804 mm

    Largeur (excluant les rétroviseurs) 1926 mm

    Hauteur 1796 mm

    Poids 350 BlueTEC 2175 kg 350 2130 kg

    Diamètre de braquage 11,8 m

    Coffre 690 l, 2010 L (sièges abaissés)

    Réservoir de carburant 95 L

    Capacité de remorquage 2 250 kg

Prix : ML 350 : 57 900 $, ML 350 BlueTEC : 59 400 $

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires