Chicane d'enquête sur le français

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Ottawa, ville bilingue?

Le ministre James Moore s’en est pris à Graham Fraser, le Commissaire aux langues officielles.

Moore l’accuse d’aller trop loin dans ses enquêtes sur les langues officielles.

C’est bizarre parce que d’habitude, en tant que ministre du Patrimoine, Moore serait là pour seconder, et non pas critiquer, le commissaire Fraser.

Fraser a entrepris une enquête sur la nature des services linguistiques offerts dans les deux langues aux touristes qui visitent Ottawa.

Fraser a engagé une équipe mystère pour se faire passer pour des touristes unilingues francophones dans des commerces et les lieux de service dans la capitale, qui est supposément nationale et bilingue.

Il veut savoir si c’est vrai que les commerces privés, comme bien des Québécois lui disent, ne peuvent pas servir leurs clients dans les deux langues officielles telles que leurs bailles exigent.

Ce n’est pas pour pointer du doigt les commerces unilingues, ni pour mettre qui que ce soit à la gêne, mais plutôt pour avoir une vue d’ensemble des services disponibles dans les deux langues, dit le commissaire Fraser.

Il espère publier les résultats dans son rapport annuel de 2012.

Son initiative a provoqué la colère de bien des mange-canadiens qui habitent la région de la capitale, qui l’accuse de déployer une « language police » et des « language spies. »

Ce qu’il y a de bizarre dans tout cela, c’est la réaction du ministre Moore, qu’on s’attendait voir du bord de son commissaire dans cette affaire.

Au contraire, Moore a répondu : « Ce n’est pas l’affaire du gouvernement fédéral de surveiller la langue employée par des entreprises privées avec leurs clients. »

Le ministre Moore a complètement tort. C’est précisément l’affaire du gouvernement et du Commissaire Fraser de s’occuper du bilinguisme dans la capitale nationale, dans les commerce aussi bien que dans les services gouvernementaux.

Voici la partie de la loi sur les langues officielles qui s’applique :

« La loi sur les langues officielles stipule que le gouvernement du Canada s’est engagé à promouvoir le caractère bilingue de la région de la capitale nationale et à encourager les entreprises, les organisations patronales et syndicales, ainsi que les organismes bénévoles canadiens, à promouvoir la reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais. »

Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre ça.

Fraser dit « c’est mon travail de voir si le gouvernement est à la hauteur de ses engagements. »

C’est le travail de Moore, en tant que ministre du patrimoine, de voir à l’application de la loi sur les langues officielles, telle qu’elle est  rédigé.

C’est toujours mieux qu’un ministre lise les lois qu’il est en charge d’appliquer.

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