Fin de la guerre entre Natynczyk et MacKay

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S’ils veulent garder leurs jobbes....

Harper leur ordonne de faire la paix.

Ça marque la fin de la guerre des jets Challenger.

Le chef de l’État-major, le général Walter Natynczyk est venu à l’aide de son patron, Peter MacKay, le ministre de la Défense nationale, dans un message qu’il a écrit à ses soldats la semaine dernière.

L’affaire des jets a commencé avec des renseignements publiés le mois dernier à l’effet que le général Natynczyk avait utilisé un jet Challenger pour rejoindre son épouse en croisière dans les Antilles. Le coût aux contribuables : 92 956 $.

Certains croyaient que c’était le résultat d’une fuite délibérée du ministère de MacKay. En réalité c’était un document obtenu par la presse via la Loi de l’accès à l’information.

Ensuite est paru un rapport voulant que le général Natynczyk ait utilisé les jets 21 fois en deux ans pour assister à des événements sportifs, de hockey et de football. 

 

Ensuite est parue la nouvelle que MacKay avait dépassé tous ses collègues quant à l’utilisation des jets – une dépense de plus de 2,9 millions de dollars au cours des quatre dernières années.

 

Peu après, les journaux publiaient des reportages sur des voyages personnels semblables par le ministre MacKay, l’utilisation d’un hélicoptère militaire réservé à la «recherche et au sauvetage» pour transporter MacKay d’un camp de pêche à son jet Challenger pour retourner à Ottawa, un voyage qui aurait coûté en tout 250 000 $.

 

MacKay a tenté de se défendre en disant que c’était pour faire l’inspection en tant que ministre de l’hélicoptère de rescousse.

Stephen Harper a voulu défendre MacKay, mais ses chiffres étaient erronés et il a fait plus de tort que de bien à son ministre.

 

Les rapports de l’accès à l’information sortaient avec une régularité tordante. Un jour M. MacKay était la cible, le lendemain, c’était M. Natynczyk.

On commençait à se demander si l’affaire n’allait pas plus loin.

 

Jeudi dernier le général Natynczyk a mis fin à la guerre des Challengers.  Il est venu à la défense de son patron le ministre MacKay.

C’était toute la faute des journalistes qui avaient « assombri les faits tels que je les vois. »

 

Le commandant militaire a expliqué : « J'ai été consterné de voir notre ministre était injustement critiqué pour l'excellent travail qu'il a accompli au nom des hommes et des femmes des Forces canadiennes et du ministère. »

 

Pourquoi donc est-ce que ça pris trois semaines au général pour devenir « consterné » ?

 

Le général a dit qu’il est confiant que le personnel civil et militaire du ministère de la Défense nationale continuera à travailler en harmonie.

 

Mais qui avait suggéré le contraire, mon général ?

 

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