Ça fait juste un an. Oui, mais ça fait déjà un an.
Depuis la dernière année, ça roule trois fois plus vite chez les Michaud.
Il y avait la grande poule, ado de six ans, puis le blond, quatre ans il y a quelques semaines. Oui, vous le saviez déjà.
Mais depuis un an, il y a la petite poule. Petite étant ici utilisé dans le sens de plus jeune. Pas forcément au volume. C'est qu'elle est costaude ma poule. Et c'est bien ainsi, ça fait plus de joues à croquer, de cuisses à mordre et de pieds à chatouiller.
Mais pas costaude comme papa. Elle va sans doute étirer. Puis si elle n'étire pas, c'est pas plus grave, je l'aime comme ça la poule. L'important c'est son sourire. Toujours agrafé. Elle sème la joie. Et elle gigote. Un vrai ver à chou.
Si bien qu'on pense à l'inscrire dès maintenant dans un sport organisé. Mais lequel?
Il est encore tôt pour deviner quels seront ses intérêts.
Et j'y pense, si elle ne veut pas faire de sport. C'est pas plus grave, elle fera autre chose. La chanson? Que si. Elle a une belle voix. Surtout le matin à 5 h 42. Surtout le samedi. Non, pas le samedi.
Ou du piano? Comme maman? Vas-y mon amour, on va t'encourager. Ou de la peinture comme grand-maman? Écrire comme papa? Danser? Comme qui? Comme Kevin Costner, avec les loups.
L'important, c'est de vivre, de mordre à belles dents, de profiter de cette belle énergie qui bouge comme une dynamo chez les Michaud.
C'est que ça bouge vite. Et trois fois plus vite depuis un an. Déjà un an? Oui, dimanche. Bonne fête ma belle petite poule joufflue.
