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14 sept.: L'essai routier / Suzuki Kizashi Sport

Suziki Kizashi

Suziki Kizashi

Benoit Charette
Publié le 14 Septembre 2010
Publié le 15 Septembre 2010
Benoit Charette  RSS Feed
L'Étoile du Lac

Quand une japonaise se prend pour une allemande ?

Une berline intermédiaire selon les standards européens...

Sujets :
Suzuki Kizashi Sport , Altima , Grand Vitara , Laurentides , Fiche

Saint-Sauveur - Il y a un peu plus de six mois, Suzuki nous présentait la toute nouvelle Kizashi. Une berline intermédiaire selon les standards européens, c’est-à-dire plus petits que nos intermédiaires comme la Camry, l’Accord ou l’Altima. Elle se situe en réalité entre une Civic et une Accord. Elle n’est offerte qu’avec un moteur à 4 cylindres de 185 chevaux  et une transmission intégrale, tous les deux empruntés au Grand Vitara. Vous dire que les ventes sont discrètes relève de l’euphémisme, je n’ai pas vu une Kizashi sur la route depuis son lancement. Voilà maintenant que Suzuki ajoute une deuxième version à la famille, la Kizashi Sport. Il s’agit physiquement de la même voiture. Le fabricant remplace la très lente boîte CVT par une boîte manuelle à 6 rapports et la transmission intégrale par une traction. Pas de V6, pas de turbo. Les gens de Suzuki affirment que le V6 alourdirait la partie avant du véhicule et nuirait à l’équilibre de la conduite. Ils ont probablement raison, mais un turbo donnerait au 4-cylindres ce qui lui manque de puissance, et ce, sans ajouter de poids (ou si peu).

Pas convaincu

Le seul attrait qui rendait la première Kizashi intéressante était sa transmission intégrale. Sur la version Sport, pour sauver quelques dollars, cette caractéristique est éliminée, et une boîte manuelle plus économique remplace la boîte CVT. La version Sport a été abaissée de 10 millimètres, profite de roues de 18 pouces chaussées de pneus affichant une meilleure adhérence et d’une suspension plus ferme. Personnellement,  je n’ai pas constaté de différence à ce chapitre. La calandre est flanquée d’un gros S en son centre, et les phares antibrouillard ne manquent pas d’attirer l’œil. À l’intérieur, la version Sport est habillée de cuir noir et d’une chaîne audio Rockford Fosgate à 9 haut-parleurs et caisson de basse de la SX. La finition soignée et la qualité des matériaux utilisés dans l'habitacle sont sans reproche. Tout comme l'insonorisation intérieure, d'ailleurs, qui se compare très favorablement à celle des autres japonaises de la catégorie. C’est au chapitre de l’espace intérieur que la Kizashi perd des points. À l’arrière, il faudra se faire petit, l’espace pour les jambes est compté. Le coffre offre 378 litres, et il est possible de rabattre les sections asymétriques du dossier de la banquette arrière pour accroître la surface de chargement.

Une conduite équilibrée

On ne peut pas dire que la Kizashi Sport porte bien son nom. Les gens de Suzuki l’avouent eux-mêmes, les ingénieurs misent sur l’équilibre général et la possibilité d'utiliser toute la cavalerie proposée. Même en version sport, j’ai encore l’impression qu’il manque 30 chevaux aux chiffres annoncés. Sur les 185, seulement 155 semblent au rendez-vous, et les chemins un peu plus montagneux des Laurentides ont rapidement démontré les limites du 4-cylindres. Toutefois, la direction est précise, la boîte de vitesses, bien synchronisée, la suspension, bien calibrée, et le freinage est bon. Bref, cela manque de moteur, mais c’est à peu près tout. Le plus grand problème de cette voiture c’est qu’elle fait du bon travail, mais ne réussit pas à se démarquer nulle part. Dans un créneau où votre concurrence se nomme Toyota Camry, Ford Fusion, Honda Accord ou Nissan Altima, il faut être capable de se démarquer. La seule chose digne de mention dans la première version SX était la transmission intégrale, la seule offerte dans ce créneau à environ 30 000 $. Or, cette caractéristique disparaît dans la version Sport. Une bonne voiture qui sombrera très rapidement dans l’oubli, faute d’un soutien médiatique et en raison d’un réseau de concessionnaires dépassé. Une voiture correcte, mais sans plus.

Forces

Silhouette élégante

Aménagement intérieur bien exécuté

Sièges confortables

Équipement complet

Faiblesses

Manque de puissance

Espace arrière réduit

Visibilité arrière limitée

Fiche technique

L4 2.4 l DACT 185 ch à 6000 tr/min

Couple 170 lb-pi à 4000 tr/min

Transmission manuelle 6 rapports

0-100 km/h 9,8 sec.

Vitesse maximale 200 km/h (bridée)

Consommation : 8,1 litres aux 100 km 

• Autres composantes

Sécurité active freins ABS, répartition

électronique de force de freinage, contrôle de stabilité électronique

Suspension avant/arrière indépendante

Freins avant/arrière disques

Direction à crémaillère, assistée

Pneus  235/45R18

• Dimensions

Empattement 2700 mm

Longueur 4650 mm

Largeur 1820 mm

Hauteur 1480 mm

Poids  1620 kg

Diamètre de braquage 11,0 m

Coffre 377 l

Réservoir de carburant 63 l

Prix : NON DÉTERMINER

Benoit Charette est copropriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut aussi l’entendre tous les vendredis à 14 :05 dans l’émission Dutrizac l’après-midi au 98,5 FM à Montréal

 

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