Quand un Premier ministre nomme un gars au Sénat à un salaire de 132 300 $ par année, avec un autre 100 000 $ de dépenses en plus, il a le droit de s’attendre à une certaine loyauté.
Richard Neufeld, un ancien ministre des Mines au gouvernement de la Colombie-Britannique faisait partie de la bande de bleus que Harper a nommé au Sénat il y a 18 mois.
Harper avait fait promettre à tous ses nouveaux sénateurs qu’ils seraient fortement invités à voter en faveur d’un projet de loi qui obligerait les sénateurs à se faire élire.
Neufeld a promis, attiré par le poste et ses avantages.
Mais voilà que cette semaine, à la surprise de tous, Neufeld se lève au Sénat et annonce publiquement qu’il a changé d’idée. Il ne votera pas en faveur d’un Sénat élu, peu importe sa promesse à Harper, peu importe l’estime que Harper lui porte… ou lui portait.
Neufeld a expliqué qu’avant qu’il ne devienne sénateur, un Sénat lui élu semblait une bonne idée, mais qu’une fois en selle, sa perspective est différente. Et la monture est trop belle.
Il n’y a rien que Harper puisse faire.
Une fois nommé, Neufeld est nommé. IL n'est plus débarquable.
Harper pourrait toujours l’expulser du caucus, mais cela paraîtrait mal. Donc Neufeld est là pour y rester, et demeurer non-élu.
Que vaut votre parole monsieur Neufeld?
Pas plus, semble-t-il, que celle de Harper qui a promis aux Canadiens de ne nommer que des sénateurs élus démocratiquement.
Harper se fait jouer un tour
Le Sénateur Richard Neufeld qui aime bien son poste de sénateur non-élu à 132 300 $ par année. (Photo PC Chuck Stoody)
Stephen Harper ne s’attendaient jamais à ça de la part d’un des siens.
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