Développement et Paix adresse une requête à Sylvie Boucher

Michel
Michel Bédard
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Deux membres de Développement et Paix ont rencontré dernièrement la députée fédérale de Beauport-Limoilou, Sylvie Boucher, afin de lui demander de sensibiliser le gouvernement Harper à la requête de cet organisme international visant à réduire les négligences des compagnies minières canadiennes dans leurs opérations à l’étranger.

Développement et Paix adresse une requête à Sylvie Boucher

«Le Canada peut aisément prétendre au titre de leader mondial dans l’industrie minière. En effet, 40 % de l’exploration minière sur le globe est effectué par nos compagnies minières. La plupart de ces compagnies se comportent correctement dans les pays du Sud. Malheureusement certaines sont responsables de catastrophes écologiques, voire même d’exactions contre les droits humains», affirment Roger Belisle et Michel Laberge.

Informés de cette situation déplorable, ces deux membres de Développement et Paix ont mené à l’automne 2007 la campagne « Agissons pour des compagnies minières responsables ». Poursuivant un programme amorcé en 2006, l’un des plus importants organismes canadiens de développement international invite cette fois la population du pays à signer une carte d’action adressée au premier ministre du Canada.

Pour agir d'une manière responsable

Roger Bélisle et Michel Laberge sont catégoriques: « Le gouvernement fédéral doit établir un cadre normatif canadien pour inciter nos compagnies minières à l’adopter dans leurs actions à l’étranger. Un bureau de l’ombudsman doit aussi être organisé rapidement pour recevoir les plaintes des collectivités qui auraient été lésées par la négligence de ces compagnies. Pour agir efficacement, ce bureau devra être indépendant et disposer des ressources qui lui permettront d’enquêter, de formuler des recommandations et de faire rapport chaque année à la Chambre des Communes. Ces deux demandes reprennent des recommandations contenues dans le rapport consensuel rédigé à la suite d’une série de consultations nationales des représentants de l’industrie extractive et des groupes civils en 2006. L’intérêt de cette campagne vise à s’assurer que les entreprises minières canadiennes qui travaillent dans les pays de l’hémisphère Sud mènent leurs activités à l’étranger d’une manière responsable sur le plan social et environnemental», soutiennent les deux intervenants. La députée Boucher a écouté avec intérêt leurs revendications. Les personnes intéressées par ces enjeux peuvent signer la carte d’action ou devenir membre de Développement et Paix par le biais d’internet à partir du site WEB www.devp.org.

13 000 membres actifs au Canada

Au cours des cinq dernières années, Développement et Paix a alloué une moyenne annuelle de 13 M$ pour ses programmes en Afrique, en Amérique latine et en Asie. En 2006-2007, l’organisme a étendu ses activités au Moyen-Orient. Cette même année, il a supporté 238 projets de développement à long terme et 78 projets de secours d’urgence. Avec ses 13 000 membres actifs à travers le pays, Développement et Paix contribue à sensibiliser la population aux causes de la pauvreté et de l’injustice, voire à la mobiliser dans des actions menées chez nous pour des changements vers un monde plus équitable.

Organisations: Chambre des Communes

Lieux géographiques: Canada, Afrique, Amérique latine Asie

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Paul-É. Laberge
    19 juillet 2010 - 12:42

    Sans doute, la majorité des compagnies canadiennes qui opèrent à l'étranger se comportent correctement, cependant, plusieurs d'entre elles, surtout parmi nos compagnies minières, ne se soucient aucunement du respect de l'environnement ni des besoins à court et à long terme des populations locales. Notre gouvernement a le devoir, par tous les moyens à sa disposition, d'empêcher ce type d'exploitation abusif.