Nouveaux stimulateurs cardiaques à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

Michel
Michel Bédard
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Une première médicale en Amérique du Nord

Une équipe de cardiologues électrophysiologistes de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec vient d’implanter avec succès les premiers stimulateurs cardiaques dotés d’une compatibilité imagerie par résonance magnétique. Cette nouveauté constitue une première médicale en Amérique du Nord.

Le Dr François Philippon et le Dr Gilles O’Hara, cardiologues électrophysiologistes à l’institut, montrent le nouveau stimulateur de Medtronic compatible avec les examens en imagerie par résonance magnétique.<@CP> (Photo Michel Bédard)

«Plus de 120 000 patients sont porteurs d’un stimulateur cardiaque au Canada et ne pouvaient pas passer un examen en imagerie par résonance magnétique (IRM) à cause de cet implant. C’est maintenant chose du passé avec l’implantation de ce nouvel appareil qui s’inscrit parfaitement avec notre mission d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé», ont souligné le Dr Gilles O’Hara et le Dr François Philippon, cardiologues électrophysiologistes ayant introduit à l’institut, en février, ces premiers appareils de la compagnie Medtronic.

Selon les dernières estimations canadiennes, les examens IRM sont en constante augmentation. On compte 266 appareils IRM en opération qui ont effectué 1, 3 million d’examens au pays en 2009, soit une hausse de 30 % par rapport à l’année 2007. La probabilité d’avoir recours à l’IRM double après 65 ans.

De nombreux avantages

L’IRM permet aux médecins de visualiser les organes internes, le cœur, les vaisseaux sanguins, les muscles, les articulations, les tumeurs, les foyers d’infection sans avoir recours aux rayons X qui exposent le patient à des radiations ionisantes. Dans de nombreux cas, l’IRM fournit des informations qui ne sont pas décelables à la radiographie, l’échographie ou à la tomodensitométrie. Cette méthode de diagnostic est largement pratiquée pour de nombreuses maladies et pathologies répandues comme le cancer, les maladies cardiaques, les troubles neurologiques ou cérébraux et les blessures orthopédiques. Par contre, l’IRM engendre des interférences susceptibles de perturber le cardiostimulateur et de compromettre la sécurité du patient ou l’intégrité même de l’appareil.

«Pour la plupart des patients porteurs d’un stimulateur cardiaque de l’ancienne génération, les examens par IRM sont contre indiqués. Avec ce nouvel appareil, les patients pourront bénéficier de tous les avantages de la technologie par résonance magnétique et en toute sécurité», ont affirmé les deux cardiologues.

Organisations: Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Medtronic

Lieux géographiques: Amérique du Nord, Canada

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