Un chapiteau de lecture fantastique qui transforme les histoires

Isabelle
Isabelle Chabot
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L’enseignante Lucie Métayer partage sa passion de la lecture

Dans la classe de quatrième année primaire de Lucie Métayer à l’école Saint-Édouard à Beauport, un chapiteau de lecture trône au centre du local, bien accroché au plafond. Une fois par semaine, les longs murs drapés sont mis en place afin d’abriter les 26 élèves. C’est à ce moment que la classe s’envole vers un univers bien loin de Beauport, un lieu imaginaire. Il s’agit de la période de lecture.

L’activité permet aux jeunes d’enrichir leur vocabulaire, de découvrir les joies de la lecture et de reposer leur petit cerveau souvent embouteillé d’informations. Nul doute, l’enseignante, Lucie Métayer, est une passionnée du livre. «J’aime le lire, le tenir et le sentir», commente-t-elle avec exaltation. Et cet enthousiasme est palpable auprès des jeunes. «Regardez Madame, venez sentir, ça sent les fraises», certifie l’élève Christopher Huot tenant son livre aux senteurs dans ses petites mains comme s’il s’agit d’un précieux trésor.

Les différents thèmes reliés à la matière à enseigner sont présentés par le biais d’histoires, du Saint-Laurent à l’esclavage, en passant par les contes fantastiques. «Ce n’est pas toujours des livres amusants, c’est dur certaines fois», confie l’enseignante en faisant référence au personnage d’Henry Brown, un porte-parole marquant de la Société contre l'esclavage aux États-Unis. Passionnée, elle fait voyager ses élèves à peu de frais. «Lorsque j’étais étudiante, j’ai tellement trouvé ça plate jusqu’à ce que je rencontre un prof dynamique», explique-t-elle. Une rencontre déterminante qui a guidé l’adepte de lecture vers l’enseignement. Avec une trentaine d’années de carrière en poche, Mme Métayer donne, comme elle le dit, des outils pour passer à travers la vie. D’ailleurs, chaque jeune possède son journal intime où il écrit de temps à autre ce qu’il vit.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries a aidé à démarrer le projet. L’enseignante continue de garnir petit à petit depuis près de dix ans la bibliothèque de la classe. Elle finance l’achat des bouquins grâce à la compensation monétaire offerte par l’université lors de la venue de stagiaires et des projets d’entrepreneuriat. «Ça fait longtemps que je voulais que les élèves aient du plaisir. Installé sous un chapiteau, ça crée une atmosphère, un décor. Les jeunes ont hâte de venir dans la classe», assure Mme Métayer. Une ancienne élève, Arianne Gagné, appuie sans hésiter ce dernier commentaire. L’ambiance active et les projets épatants lui ont permis de découvrir la littérature jeunesse et d’approfondir des sujets méconnus jusqu’ici.

Un court passage dans la classe de quatrième lors d’une période de lecture suffit pour se rendre compte qu’une énergie dynamique s’en dégage. Alors que cette activité peut être un cauchemar pour certains, l’effet s’inverse parfois une fois le livre découvert. Samuel Langevin, maintenant en sixième année primaire, en est un bon exemple. Le jeune garçon s’est fait prendre au jeu. La lecture est devenue un passe-temps qu’il continue à occuper même deux ans plus tard.

Organisations: Société contre l'esclavage aux États-Unis, Commission scolaire des Premières-Seigneuries

Lieux géographiques: Saint-Laurent

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