Mille et une manières de voir la chute Montmorency

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Michel Bédard
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Le site d’animation culturelle La maison Tessier-Dit-Laplante de Beauport présente jusqu’au 20 août l’exposition «Mille et une manières de voir la chute Montmorency». Les visiteurs pourront y découvrir, chaque jour de 11 h à 17 h, l’un des sites les plus spectaculaires du Québec sous divers aspects depuis l’époque de la Nouvelle-France à aujourd’hui.

La commissaire de l’exposition Claude Corriveau et la designer graphiste Frida Franco ont rassemblé une foule d’objets, de photographies et de reproductions d’œuvres d’art pour illustrer divers aspects de la chute.<@CP> (Photo Michel Bédard)

Des objets, des photographies et des reproductions d’oeuvres d’art illustrent les particularités de ce site naturel majestueux tant dans les domaines historique, artistique, légendaire, touristique, récréatif que géologique.

Une première salle rappelle les premières mentions de la chute par les explorateurs au temps de la Nouvelle-France, l’origine du nom de la chute, la bataille de Montmorency et la fameuse légende de la Dame Blanche.

Par la suite, on peut découvrir le manoir Montmorency, au fil du temps. Au cours de l’histoire, selon les propriétaires des lieux, cette villa change de noms et de vocations.

Une seconde salle souligne que le site enchanteur de la chute Montmorency a attiré plusieurs artistes qui ont immortalisé sur leurs toiles son paysage à la fois pittoresque et grandiose. Il y est aussi question du fameux «pain de sucre» et des activités qui s’y déroulent, comme la glissade et les balades en voitures à chevaux.

Une centrale hydroélectrique en 1885

La troisième pièce met en évidence la puissance hydraulique de la chute et l’installation des industries, dont les moulins à scie qui sont au 19e siècle parmi les plus grands en Amérique et l’installation de centrales hydroélectriques, à compter de 1885, qui permet d'éclairer la terrasse Dufferin à Québec. On y parle aussi de la Dominion Textile et de l’importance de son usine à Montmorency. Une vitrine présente des objets utilisés à l’usine et des échantillons de tissus qui y étaient produits. Cette salle évoque aussi l’histoire des ponts de la rivière Montmorency et les activités qu’il y avait notamment sur la rive est de la rivière à l’auberge et l’hôtel Bureau.

Un aspect géologique important

La commissaire de l’exposition Claude Corriveau et la designer graphiste Frida Franco ont rassemblé plusieurs objets trouvés lors de fouilles archéologiques et présentent aussi l’aspect géologique du Parc de la Chute-Montmorency qui s’avère un des seuls endroits au Québec où les trois provinces géologiques du Québec peuvent être observées simultanément, soit le Bouclier canadien, la Plate-forme du Saint-Laurent et les Appalaches.

«On peut y découvrir des fossiles d’invertébrés marins trouvés dans les roches calcaires, en aval et en amont de la chute Montmorency. Ceux-ci représentent une partie de la vie sur un plateau continental il y a 450 millions d’années», note Mme Corriveau.

Les «marches naturelles» qui formaient un paysage tout à fait particulier, la ligne de tramways reliant l’hôtel Kent House à Québec, le premier jardin zoologique de Québec, les prouesses d’un équilibriste et les activités du théâtre rustique sont aussi mentionnées dans cette exposition qui invite les gens à partager leurs souvenirs dans un recueil au terme de leur visite.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

Organisations: Dominion Textile, Bouclier, Québec Hebdo

Lieux géographiques: Chute Montmorency, Québec, Amérique Dufferin Ponts de la rivière Montmorency Plate-forme du Saint-Laurent Beauport

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