Du théâtre-réalité pour souligner l’Halloween dans le Vieux Beauport

Michel
Michel Bédard
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La maison Girardin, le vieux couvent et l’église comme décors

Le collectif Interrelié, qui milite pour la survie des arts et des traditions populaires du Québec, présentera dans le Vieux Bourg de Beauport la pièce de théâtre interactive «Craindre, juger, brûler», créée spécialement pour les festivités entourant Halloween. L’action prendra forme à 18 h et 20 h, du 29 au 31 octobre, avec comme décors la maison Girardin, l’ancien couvent des sœurs de la Congrégation Notre-Dame et l’église de la Nativité de Notre-Dame.

Plus d'une trentaine de comédiens tiendront des rôles dans cette production. Certains d'entre eux reprendront les noms d'ancêtres beauportois afin de recréer l'univers de l’ancienne seigneurie.<@CP> (Photo courtoisie)

«C'est à la suite d’une demande de la Ville de Québec et de la Société d'art et d'histoire de Beauport que le collectif a écrit et mis en scène cette tragédie comique aux accents d'horreur pour animer le Bourg du Fargy durant ces trois soirs. Un pari risqué puisque la pièce sera présentée à l'extérieur, beau temps, mauvais temps», souligne Emmanuelle Belleau qui a participé à la rédaction des textes, à l’idéation et aux recherches avec Dominic Fortin-Charland et Philippe Girard.

Plus d'une trentaine de comédiens tiendront des rôles dans cette production. Certains d'entre eux reprendront les noms d'ancêtres beauportois, afin de recréer l'univers de cette ancienne seigneurie, alors que d'autres emprunteront les traits de personnalités plus connues, telles la Corriveau, Rose Latulipe ou la Dame Blanche, ou encore ceux, plus effrayants, de créatures de légendes comme la Bête à Grand'Queue, le Feux-Follet et le Bonhomme Sept Heures.

Les croyances populaires d'autrefois

«Craindre, juger, brûler» est une pièce qui rappelle les croyances populaires d'autrefois en les donnant à revivre à un spectateur moderne.

«Ce théâtre-réalité confronte le public aux valeurs d'autrefois, en les mettant en relief aux siennes, et en lui demandant d'agir pour le bien de la communauté. À travers cette pièce qui renoue avec les origines du théâtre, c'est un ensemble de codes et de coutumes qui apparaissent pour faire réfléchir le spectateur sur l'évolution de la perception de la démocratie, de la discrimination, mais aussi de la mort», mentionne Mme Belleau qui fait aussi partie de la distribution.

Une enquête remplie d’imprévus

Tout le village s'est rassemblé pour fêter la grande réouverture de l'Auberge du Père Lefebvre lorsque le cadavre d'Ambroise, l'excentrique du village, est retrouvé dans l'arrière-boutique. Ce soir-là, tous les villageois sont passés sur les lieux du crime. Tout le monde est donc suspecté. L'aubergiste somme deux des hommes du village, Louis et Baptiste, engagés dans la milice, à prendre les rênes de l'enquête. C'est accompagné des derniers villageois présents, ainsi que des visiteurs, qu'ils vont partir à la recherche de présumés coupables, afin de mener un procès qui désignera le responsable de ce crime. Mais les soirs précédents la fête des Morts, les esprits circulent librement et l'enquête prend une tournure imprévue. La liste des suspects comme celle des morts s'allonge de plus en plus.

Le spectacle est gratuit et d'une durée d’environ 90 minutes. Une contribution volontaire est toutefois appréciée.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

Organisations: Girardin, Société d'art, Auberge du Père Lefebvre Québec Hebdo

Lieux géographiques: Vieux Beauport, Grand'Queue

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires