«Ce repli s'avère conforme aux attentes et, malgré ce ralentissement, le bilan reste relativement élevé. En effet, 2011 a été précédée d’une année 2010 exceptionnelle», souligne Élisabeth Koulouris, analyste principale de marché à la SCHL.
L’activité n’a toutefois pas évolué de la même manière dans les différents segments du marché. En effet, note la SCHL, la construction de maisons individuelles a accusé une nette tendance à la baisse (-24 %), tandis celle de jumelés est restée relativement stable (+1 %). Par ailleurs, la maison en rangée semble être sur une lancée, puisque la construction de ce type de logement est en hausse de 13 %.
De son côté, la copropriété se démarque, car les mises en chantier dans ce segment ont affiché une croissance soutenue (+17 %). Elles ont ainsi atteint un sommet inégalé de 2 023 portes. Enfin, moins de logements destinés à la location ont été commencés (-55 %). Une situation qui ne concorde pas avec le mince taux d'inoccupation mesuré à 1,6 % l'automne dernier.
Trimestre représentatif
Assurément, le quatrième trimestre de 2011 s'est fait assez représentatif du repli qui a marqué l'an passé sur les chantiers résidentiels. Les plus récentes données publiées par la SCHL indiquent que 1 416 mises en chantier ont été enregistrées au cours du dernier trimestre, contre 1 789 à la même période en 2010.
D'après l'analyse de la SCHL, entre octobre et décembre 2011, la baisse de la construction résidentielle dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a été presque entièrement attribuable au segment locatif (-69 %). On note une légère progression du côté des copropriétés (+2 %), alors que la construction de logements en propriété absolue est demeurée relativement stable (+1 %). Au final, une diminution de 21 % d’une année sur l’autre a été relevée au quatrième trimestre.
«Malgré un nombre moins important de mises en chantier, la demande d’habitations neuves dans la RMR de Québec est demeurée bien présente en 2011 en raison d’un marché de l’emploi dynamique, de conditions de financement toujours favorables et d’un bilan migratoire qui reste élevé», observe Mme Koulouris en terminant.

