Dans sa décision, la commission considère qu'il est préférable, pour la protection du territoire et des activités agricoles à long terme, de permettre l'agrandissement de la fonction urbaine à cet endroit plutôt que d'empiéter et de l'étendre sur des terres agricoles en périphérie du périmètre d'urbanisation, là où la pratique de l'agriculture peut être pérenne et durable, souvent avec des établissements de production animale.
La commission s'est montrée favorable à la demande de dézonage de la Ville dans la mesure où le terrain visé serait utilisé pour la mise en place d'un projet de recherches sur le cerveau humain et pour l'implantation d'activités connexes qui lui sont associées.
Déçue de cette décision de la commission, la présidente du Conseil de quartier du Vieux-Moulin, Marie-France Legault, souhaite maintenant que ce dézonage ne vienne pas à l'encontre du projet de revalorisation du ruisseau du Moulin qui pourrait se réaliser à cet endroit en procédant à l'enlèvement de sections de canalisation, à la remise à l'état naturel du ruisseau, à l'aménagement d'un parc et d'un couloir linéaire vert pédestre ou cyclable. «Une chose est sûre, on va suivre l'évolution de ce projet de parc technologique de très près. C'est désolant d'être passé à côté de projets agricoles à caractère novateur qui auraient pu faire la marque de Québec au niveau environnemental», a commenté Mme Legault. Même si l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la région de Québec avait clairement fait savoir qu’elle renonçait aux 21 hectares de terres fertiles de l’ancienne ferme SMA, plusieurs citoyens et organismes s'étaient opposés à leur dézonage en affirmant que la Ville possédait amplement de terrains vacants ailleurs sur son territoire pour créer un nouveau parc technologique. Soutenue par les Amis de la Terre et le Marché de solidarité régionale de Québec, une pétition exigeant le maintien du caractère agricole des terres ciblées avait été signée par plus de 1 500 citoyens en quatre jours lors de la consultation publique.

