Organisé en collaboration avec le ministère des Transports, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie maritime (CSMOIM) fera découvrir durant trois jours le monde maritime et les carrières qui s’y rattachent. Parmi la panoplie d’activités proposées, le Salon des carrières maritimes tiendra des ateliers pratiques sur les nœuds marins, les différents types de navires et les cartes marines. Les visiteurs pourront aussi assister à des conférences portant, par exemple, sur une journée-type dans la vie d’un marin. Les jeunes et moins jeunes pourront monter à bord de plusieurs engins marins, dont un traversier et un aéroglisseur. La plupart des activités auront une durée d’une vingtaine de minutes.
De prime à bord, le directeur général du CSMOIM, Claude Mailloux, a assuré, en conférence de presse, que l’événement n’était pas une foire de l’emploi, mais bien une activité familiale qui permettra éventuellement de recruter des travailleurs à long terme. «Il y a des études faites dans le milieu de l’emploi et de l’éducation qui démontrent que lorsque les gens ont à faire un choix de carrière, il y a certains facteurs qui les influencent. Parmi ceux-ci, la famille arrive en premier lieu. En invitant le grand public, on espère que les jeunes et leurs familles s’intéresseront aux métiers maritimes.»
En effet, le temps presse puisque la pénurie d’employés dans le milieu maritime perdure. Le taux de placement atteint présentement près de 100%. «On fait le salon parce que sur 10 ans, on prévoit avoir besoin de recruter plus de 7000 personnes selon la dernière étude sectorielle», confirme M. Mailloux. Un besoin énorme quand on pense que le milieu maritime représente actuellement 12 000 emplois directs.
Une des causes à cette pénurie de personnel semble être reliée aux changements fondamentaux dans la société selon le directeur général du CSMOIM. Autrefois, la profession se transmettait de père en fils dans le milieu marin. «Il y avait des filières naturelles dans certains villages, explique Claude Mailloux. Il se faisait très peu de promotion des métiers parce que plusieurs villages comme à Deschambault, Kamouraska ou Les Éboulements avaient des traditions pour produire des marins. Maintenant, la vie a changé.»
Le ministre délégué aux Transports et ministre responsable de la région de l’Outaouais Norman MacMillan s’est dit préoccupé de la situation de l’emploi dans le milieu maritime. Il a d’ailleurs annoncé une aide financière de 10 000 $ à l’événement, tout en rappelant les efforts consentis par son ministère pour faire la promotion des carrières maritimes et assurer la relève. Parmi ceux-ci, l’engagement de Québec de financer sur une période de cinq ans l’entente sur le perfectionnement des marins du Québec. Une aide financière de 235 000 $.
Isabelle Chabot
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