Le défi de trouver une montagne convenable et, surtout, un aménagement qui saura combler les attentes de la FIS doivent plus que jamais mobiliser Équipe Québec. Comme l'ont signifié tour à tour le premier ministre Jean Charest et la chef de l'opposition Pauline Marois, le temps n'est pas encore venu de baisser les bras. Les forces vives du milieu doivent se mettre en mode solution et s'y atteler avec urgence. Bien que certains en doutent, il reste toujours la possibilité de se rabattre sur le cap Maillard, voisin du mont à Liguori dans Charlevoix. S'il faut le surélever, il y a sûrement moyen d'y parvenir en innovant et créant une structure à la fois inédite et originale. Autrement, la proposition du préfet de la Haute-Gaspésie d'opter pour le mont Nicol-Albert mérite d'être étudiée sérieusement.
Bref, il n'y a pas lieu encore d'abandonner le projet rassembleur pour toute une communauté qu'est la tenue des Jeux olympiques d'hiver. D'autant plus qu'il y a tant de dossiers majeurs qui y sont reliés. Sans prétendre que ceux-ci seraient automatiquement tablettés aux oubliettes, il est assez évident que l'absence de JO pourrait retarder sinon reporter plusieurs investissements majeurs dans des infrastructures d'avenir. Ainsi, on ne peut tirer un trait sur des projets comme le retour de lignes de tramway pour améliorer les services de transport en commun dans la région, aussi bien que forcer la main aux décideurs publics pour s'assurer qu'un futur train à grande vitesse (TGV) se rende bien jusqu'à Québec, pour reliés Montréal, Toronto et Windsor ainsi que les États-Unis. Il en va de même du nouvel amphithéâtre multifonctionnel de Québec.
Et, par la bande, - pour employer un jeu de mots facile - on ne peut mettre en sourdine le désir et l'intérêt de la région pour un retour des Nordiques. Le volet des prestations artistiques et des compétitions sportives devra sans doute être davantage développé, afin d'assurer la rentabilité de l'édifice. Aussi, pour maintenir l'espoir, il y a peut-être lieu de miser davantage sur une expansion de la LNH que sur le déménagement de concessions. Puisqu'on ne souhaite pas se faire refaire le même coup une autre fois, il n'est pas plus louable de miser sur le malheur des autres. Pour ce qui est de la capacité financière de réunir plus de 18 000 personnes disposées à défrayer plus de 100 $ chaque soir durant les 42 matchs de la saison locale d'une équipe de hockey professionnelle, c'est une tout autre histoire…

