«Moi dans la vie de tous les jours, même avant, j’ai toujours été une fille super positive. Donc pour moi, ce n’était pas une option de mourir. Tu ne sais pas comment tu vas réagir, mais si tes bases sont solides et que tu aimes la vie et bien tu vas tout faire pour t’en sortir», affirme la maman de la petite Florence âgée de 16 mois.
Sara se considère très chanceuse dans sa malchance. Atteinte d’un lymphome hodgkinien, ses chances de guérison étaient évaluées à 98% comparativement à 55% pour un autre type de lymphome.
«Les infirmières et les médecins me disaient tous que s’ils avaient à avoir un cancer aujourd’hui, ça serait celui-là qu’ils choisiraient, car les taux de guérison sont vraiment excellents», dit celle qui habite Beauport.
Après avoir reçu 16 traitements de chimiothérapie, la jeune femme était en rémission quelques mois plus tard. C’est après seulement deux mois et 14 jours de rémission que Sara a participé pour la première au Relais pour la vie. Depuis juin 2008, la survivante se fait un devoir d’année en année d’assister à cet évènement commémoratif de son combat.
«Je ne peux pas ne pas y aller. Pour moi, c’est comme ma fête de victoire, ma fête de fin de combat. Je tiens tellement ça à cœur. Je ne suis pas capable de ne pas y aller, c’est comme si j’avais un engagement moral avec la vie et il faut que je le fasse», confie-t-elle.
Pour la famille et les proches de Sara, le Relais pour la vie est un rassemblement annuel très attendu. Tout le monde se joint à la fête et un gros pique-nique est organisé.
«C’est vraiment une fierté d’avoir combattu ça. C’est gros comme évènement et les premières années, tu ne sais pas trop à quoi t’attendre, mais ce n’est pas triste. J’en parle avec émotion, mais ce n’est pas triste du tout. Il y en a qui trouve ça épouvantable, car ils ont perdu des gens, mais pour moi, c’est une victoire plus qu’une défaite», explique Sara.
«Je ne suis pas capable de ne pas y aller, c’est comme si j’avais un engagement moral avec la vie et il faut que je le fasse» - Sara Hamel
Ce qu’elle trouve le plus incroyable de cet évènement, c’est la marche des survivants ouvrant le Relais pour la vie. Depuis deux ans, Sara fait le premier tour des survivants en compagnie de sa grand-mère. Cette dernière a longtemps caché son cancer. «Il lui restait trois mois et ça fait 21 ans aujourd’hui qu’elle l’a eu. Elle est miraculée», révèle la jeune femme de 32 ans.
Cet exemple de détermination prouve qu’il ne faut jamais baisser les bras. Avec les fonds amassés lors du Relais la vie, la recherche sur le cancer continue d’évoluer et des traitements permettent aux victimes de s’en sortir.
«S’il n’y avait pas eu de recherche, je ne serais peut-être pas assise ici aujourd’hui […] Tout est possible, il ne faut jamais désespérer», conclut la survivante.
Groupe Québec Hebdo

