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Entreprendre pour mieux se développer

Rachel Fournier et les inukshuts de l’école du Parc-Orléans (photo, Pricile De Lacroix)

Rachel Fournier et les inukshuts de l’école du Parc-Orléans

Publié le 12 Février 2012
Publié le 12 Février 2012
Pricile De Lacroix  RSS Feed
Québec Hebdo

C’est pour faire la preuve qu’il est possible d’avoir une idée, un projet, et d’en faire une entreprise florissante, et ce à tous âges, que se tenait samedi le premier Salon régional de l’entrepreneuriat jeunesse de Québec. Vingt-trois entreprises issues du milieu scolaire, communautaire, ou simplement sorties de la tête d’un jeune finissant rêveur, ont pris d’assaut l’espace central de la Place Fleur de Lys pour faire la démonstration de leur audace.

Sujets :
école Parc-Orléans , école Saint-Cœur-de-Marie , Québec Hebdo , Québec , Portneuf

«Il faut développer un esprit entrepreneurial au Québec. Il faut que nos jeunes n’aient pas peur de se lancer, car c’est possible de réussir», croit l’agent de sensibilisation en entrepreneuriat jeunesse, Simon-Pierre Goulet, qui soutient que de présenter des exemples de succès est un pas dans la bonne direction. «Nous sommes là pour outiller ceux qui ont des projets, et ce, de toutes sortes de façon. On les informe, leur offre un suivi personnalisé, leur donne des tas de contacts utiles, et pour les écoles qui souhaitent valoriser l’entrepreneuriat, on a même des projets clé-en main», explique celui qui travaille pour les Carrefours Jeunesse-Emploi de Sainte-Foy et de la Capitale nationale. Le milieu scolaire est d’ailleurs particulièrement visé par les stratégies d’entrepreneurship au Québec. «C’est valorisant pour les jeunes lorsqu’on leur donne la possibilités d’avoir une idée et de la développer. C’est une façon d’apprendre qui est stimulante aussi, qui change des livres de français et de mathématique. Ça leur permet de découvrir des nouvelles capacités qu’ils ignoraient parfois avoir, et d’avoir le goût, plus tard, de posséder leur propre entreprise», soutient Simon-Pierre Goulet.

Des histoires à succès dans le milieu scolaire de Québec, il y en a d’ailleurs plusieurs. Rachel Fournier, 11 ans, présentait le projet de l’école Parc-Orléans : des inukshuks fabriqués par les élèves de cinquième et sixième année. «C’était l’idée d’un élève de sixième année l’an passé et on continue cette année. Dans le fond, on vend nos inukshuks pour amasser de l’argent pour les étudiants qui ne peuvent pas participer aux activités scolaires parce qu’ils n’ont pas assez de sous». Rachel explique que le projet permet non seulement aux élèves du troisième cycle d’avoir du plaisir à les fabriquer, mais rend surtout heureux ceux à qui les recettes profitent! Puisqu’elle est devenue l’administratrice de cette toute petite entreprise, elle assure que le projet lui donne vraiment envie de se lancer en affaire un jour. Même chose pour Étienne Moisan, Alexandre Goyette et Laurie Lamarche-Martel, de l’école Saint-Cœur-de-Marie, qui sont devenus des experts en fabrication de mouches à pêche. Leur projet d’entreprise scolaire n’était qu’une simple idée de départ, et a vite fait boule de neige. Comme l’école est située dans Portneuf, les amateurs de pêche du secteur se sont rapidement montrés intéressés à s’en procurer. Le kiosque de l’école était d’ailleurs fort achalandé lors du Salon.

Mais pour Anne Marcotte, animatrice de l’émission d’entrepreneuriat VoirGRAND.tv, invitée lors du Salon pour donner une conférence, c’est loin d’être gagné. «Au Québec, on traîne de la patte en matière d’entreprendre. Il faut mettre les bouchées double et mieux cultiver l’entrepreneuriat, sinon on s’appauvrit.» La femme d’affaire qui a bâtit une entreprise florissante, puis l’a vendue, avant de devenir productrice de sa propre émission, s’est donnée pour mission d’encourager les jeunes à oser réaliser leurs projets. «Rêvez, mais rêvez en couleurs. Et ne laissez personne briser vos rêves. Si quelqu’un essaie de vous décourager, c’est que vous êtes sur une bonne piste», lance-t-elle spontanément, en faisant référence à Guy Laliberté qui était un simple cracheur de feu avant de lancer le Cirque du soleil, ou à Lise Watier qui a développé son fameux parfum Neige après l’incendie de ses bâtiments, alors que tout le monde lui disait d’abandonner. «Le Québec a besoin de l’audace de ses jeunes!», assure Anne Marcotte, en croisant les doigts pour que la deuxième édition du Salon de l’entrepreneuriat jeunesse de Québec présente deux fois plus de projets l’an prochain.

 

 

 

Membre du Groupe Québec Hebdo

 

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