«C'est un texte de vulgarisation qui réfléchit au paradoxe beauportois en matière d'histoire et de protection du patrimoine. Cela intéressera sûrement les gens de Beauport et leur permettra de connaître un brin d’histoire de mon patelin d’origine. Le projet de l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française est en lui-même très intéressant. Il mérite d'être connu, car il est constamment à la recherche de nouvelles contributions. D'ailleurs un autre de mes textes, plus général sur le régime seigneurial, doit aussi être mis en ligne prochainement», souligne M. Grenier.
Les noms de rues témoignent de l'histoire seigneurialeDans le cadre de cette première contribution, Benoit Grenier fait, entre autres, mention que les noms des rues à Beauport témoignent aujourd'hui de son histoire seigneuriale avec des toponymes comme Juchereau, Duchesnay et du Manoir qui rappellent l'emplacement de l'ancien domaine seigneurial dans le secteur du Vieux-Bourg. «Beauport est l'une des premières seigneuries concédées en Nouvelle-France, en 1634, et son premier seigneur, Robert Giffard, sera le premier seigneur résidant. Jusqu'en 1844, la famille seigneuriale beauportoise résidera auprès des habitants, ce qui présente une situation peu commune parmi les seigneurs canadiens», relate M. Grenier.
Un jeune historien passionnéVéritable passionné, Benoit Grenier détient un doctorat en histoire de l’Université Laval et un doctorat en histoire de l’Université de Rennes II, en France. Ses travaux ont porté sur le monde rural laurentien entre le 17e et le 19e siècle, en particulier sur les familles seigneuriales et les rapports sociaux, mais également sur le pouvoir des femmes à l’époque de la Nouvelle-France. Il a dirigé une recherche sur l’activité économique des femmes à Québec au 18e siècle. En plus de plusieurs articles dans différentes revues en histoire, il est l’auteur de deux ouvrages. Son premier intitulé «Seigneurs campagnards de la Nouvelle France.- Présence seigneuriale et sociabilité rurale dans la vallée du Saint-Laurent à l’époque préindustrielle», publié aux Presses universitaires de Rennes en 2007, lui a valu le prix Michel-Brunet de l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Son deuxième, « Marie-Catherine Peuvret. Veuve et seigneuresse en Nouvelle-France», publié chez Septentrion en 2005, a permis de lever le voile sur une femme fascinante et oubliée de l’histoire de Beauport. Voici le lien qui concerne sa première contribution concernant Beauport avec l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française; http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-290/Seigneurie_de_Beauport.html. Bonne lecture !

