Réunis au Centre municipal Mgr Laval, les participants ont eu l’opportunité d’en apprendre beaucoup sur divers thèmes comme la santé, la sphère économique, l’habitat, le domaine scolaire, la petite enfance, le transport et la sécurité qui sont souvent reliés de près ou de loin à la pauvreté et à l’exclusion sociale.
Les études menées révèlent une aggravation de la pauvreté durant les dernières années causée, entre autres, par un faible revenu, l’accès à l’emploi, une faible scolarité, le taux d’effort au logement, ainsi qu’une structure familiale et un état matrimonial traduisant l’éloignement des personnes d’un réseau social et familial.
Le quartier Giffard se démarque par une forte proportion de familles monoparentales et de personnes seules, deux indicateurs importants de défavorisation sociale. Un peu plus de 50 % de la population active est en emploi et le revenu moyen est de 24 234 $. Le coût moyen du loyer, à 121 $ par pièce pour un quatre et demi, y est le plus élevé dans l’arrondissement. Le transport en commun est jugé insuffisant dans l’axe nord-sud, alors qu’il est très bien développé dans l’axe est-ouest.
Un revenu moyen bas à MontmorencyLe quartier Montmorency présente un faible taux de personnes à l’emploi (49, 4 %) et un fort pourcentage de personnes sans diplôme ni certificat (34, 7 %). Quant au revenu moyen de 19 629 $, il est le plus bas comparativement à celui de l’arrondissement et de la ville de Québec qui se situe autour de 32 000 $. Le transport en commun est insuffisant et ne répond pas aux besoins de la population. À cet effet, une consultation publique aura lieu le 11mars de 14 h à 21 h au Centre de loisirs Ulric-Turcotte.
Déclin du secteur économiqueDans les deux quartiers, le secteur économique périclite depuis quelques décennies en raison de fermetures d’usines et de commerces, ainsi que la délocalisation d’autres entreprises vers le nord de l’arrondissement. Si le boulevard Sainte-Anne et le chemin Royal ont représenté pendant longtemps les principales artères commerciales, leur vitalité s’est grandement atténuée au cours des dernières années ayant pour effet de réduire considérablement les emplois disponibles dans le milieu et de nuire à l’aspect environnemental des quartiers.
Des forces à exploiterTenu sous le thème «Pour mon quartier j’embarque», ce forum a donné le coup d’envoi à plusieurs pistes de solutions basées sur les forces de ces deux quartiers animés par des sentiments d’appartenance et de solidarité très présents dans la communauté. Quatre groupes de travail ont d’ailleurs été créés pour améliorer les conditions de vie; le Comité Transport Montmorency, le Comité rénovation et milieu de vie Montmorency, le Comité logement Giffard et le Comité réussite et persévérance scolaire. «La prochaine étape de l’ATI consistera à déterminer la direction à prendre en sélectionnant les enjeux les plus importants et en ciblant les moyens à mettre en place. Ces orientations guideront l’élaboration du plan d’action pour la période 2010-2013», a souligné la coordonnatrice Monique Côté.

