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Haïti deux ans plus tard

Haïti deux ans plus tard

Haïti deux ans plus tard: des organismes de coopération internationale font le point sur la situation.

Thaïs Martel
Publié le 11 Janvier 2012
Publié le 11 Janvier 2012
Thaïs Martel  RSS Feed
Québec Hebdo

La reconstruction ne fait que commencer selon les organismes de coopération internationale

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 à 7,3 secoue Haïti, tuant 230 000 personnes, en blessant 300 000, jetant à la rue plus de 1,2 million d’Haïtiens et détruisant de très nombreux bâtiments, dont le palais national. Deux ans plus tard, l’heure est au bilan pour plusieurs organismes de coopération internationale. Le constat : la reconstruction sera encore longue.

Sujets :
Association québécoise des organismes de coopération internationale , Centre d’études , Québec Hebdo , Haïti

«Ça prend beaucoup de temps. Dans les premiers jours, le pays a eu besoin d’une aide d’urgence pour combler ses besoins de base : de l’eau potable, des abris. Et ça continue puisqu’il reste encore 500 000 personnes qui habitent sous la tente. L’aide humanitaire est importante, mais maintenant, il faut penser à travailler pour le long terme», résume Gervais L’Heureux, directeur général de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).

L’AQOCI et certains de ses organismes membres comme Oxfam-Québec, le Centre d’études et de développement international (CECI) et Développement et Paix souhaitent avant tout démontrer que les choses avancent en Haïti. À grand renfort d’exemples, ils assurent que l’argent donné par les Québécois n’est pas gaspillé, bien au contraire.

«À ce jour, 300 maisons ont été reconstruites; quelques mois après le séisme, des semences ont été distribuées à 20 000 familles afin de relancer l’agriculture. Le programme de reconstruction en Haïti avec Développement et Paix se poursuivra encore pendant trois ans. Nous espérons, grâce à ces initiatives et aux dons du public, aider Haïti à faire de ce séisme une opportunité de nouveau départ», indique Claudine Gagnon, animatrice à l’organisme.

Reste que pour François Louis Scylla, chargé de projet au CECI et Haïtien d’origine, il est vrai que, vu de loin, la reconstruction ne semble pas avancer. «Quand on regarde en arrière, on a l’impression qu’il n’y a rien de fait encore, que nos actions représentent une goûte d’eau dans l’océan. Le tremblement de terre a vraiment mis le pays à genou», affirme-t-il.

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