«J'ai eu l'occasion d'aller faire du bénévolat à quelques reprises à la Maison de Lauberivière et je crois sincèrement en cette cause. Lorsque le cd sera sorti, j'aimerais que les gens visitent mon site Internet www.pierreratte.com, téléchargent le bon de commande pour acheter le cd au prix de lancement de 12 $ l'unité et 3 $ par album vendu iront directement à la fondation. Mon objectif est de ramasser 3 000 $, soit environ 857 repas offerts par Lauberivière. Pour la prévente, un rabais de 20% est déjà offert», souligne l'artiste beauportois. «En 1999, j'ai composé la chanson «Sous le regard…» dédiée aux sans-abri et dans cette pièce, il y avait une allusion à la Maison de Lauberivière : « Mais un espoir luit, à l’aube de la rivière ». Le 10 décembre 2005, le journaliste au quotidien Le Soleil Normand Provencher a présenté un dossier choc sur la pauvreté à Québec. La lecture de ses différents reportages m'a éveillé à de tristes réalités à Québec. À l’été 2006, j'ai créé le concept «La saveur du mois» et de novembre 2006 à octobre 2007, j’ai ensuite offert gratuitement l’une de mes compositions à la fondation. J’invitais alors les gens par courriel à la découvrir et à la télécharger sur mon site Internet», ajoute l'auteur.
«Il est normal que je donne à ceux qui en ont besoin»À l’automne 2006, Pierre Ratté fait un voyage en Californie et sur les plages de Santa Monica voit des «homeless» se faire un trou dans le sable pour passer la nuit. «La pensée que j’ai eue à ce moment là a été : « Au moins, ils ne couchent pas à -40 ». Après cette «sage» réflexion, ma décision était prise. J’allais faire une compilation de mes « Saveurs du mois » et une partie des ventes de ce disque irait à l’organisme Lauberivière. À l’automne 2007, j’ai contacté Lauberivière et leur ai soumis le projet qu’ils ont accepté. J'ai eu ma part de problèmes, mais la vie est bonne pour moi. Il est normal que je donne à ceux qui en ont besoin. Depuis février dernier, je fais du bénévolat à l'occasion pour cet organisme lors de la soupe populaire. Il est toujours surprenant de voir près de 300 personnes venir chercher, dans certains cas, leur seul repas de la journée».

