«Le CBC est déçu de constater que le projet de réhabilitation du Couvent Notre-Dame se retrouve malheureusement toujours à la case départ. après quatre ans d'attente. On est toutefois confiant qu’un projet d’occupation à vocation culturelle demeure à privilégier pour assurer la vitalité du secteur et respecter les orientations de développement et de mise en valeur du Vieux-Bourg», a indiqué la présidente Danielle Nicole. «Notre organisme est en appui à tout projet à vocation culturelle présentant un montage financier équilibré assurant la rentabilité de l’opération du bâtiment. En ce sens, la possibilité évoquée par le conseiller Richard Côté du comité exécutif de la Ville de Québec d’aider à l’acquisition du bâtiment pour ensuite le céder à des organisations du milieu constituerait un excellent compromis qui permettrait à la Ville de se racheter avec élégance pour les délais qu’elle a indûment imposés et ainsi contribuer à la mise en place de conditions facilitant la poursuite du projet. En contrepartie, la ville pourrait ainsi s’assurer l’accès à la cour arrière pour aller de l’avant avec son projet de relocalisation de l’agora Girardin, le tout s’intégrant dans le plan de réaménagement déjà défini pour l’ensemble du secteur», a ajouté Mme Nicole.
La Fabrique très décueLa présidente du conseil de fabrique, Gisèle Hains, a démontré aussi son insatisfaction surtout en raison du fait que le projet initial d'aménagement de la nouvelle Place de l'église n'ait pas été respecté. «Il avait été convenu au départ que des places de stationnement soient aménagées tout autour de l'espace central face au presbytère, et on se retrouve aujourd'hui avec une nouvelle rue non projetée qui cause une perte de 16 espaces pour des autos parce que le dossier du couvent vient de prendre une autre allure. Il va falloir que ça se règle au plus vite», a plaidé Mme Hains devant le président du conseil d'arrondissement et conseiller du district du Vieux-Bourg, André Letendre. Même la présidente de la Société d'art et d'histoire de Beauport, Nicole Lizotte, s'est présentée au micro pour protester contre la Ville d'avoir laissé tomber le projet. « Nous demandons au CLD de surseoir à sa décision de vendre le couvent et d'envisager plutôt la formation d'un comité provisoire composé de représentants d'autres organismes du milieu qui aura pour objectif de mettre en valeur le couvent».
Trois ans et autant de maires!Après avoir entendu toutes ces doléances, André Letendre a mentionné qu'en trois ans autant de maires ont défilé à la Ville de Québec; Jean-Paul L'Allier, qui avait soutenu le dossier au départ, Andrée P. Boucher, qui devait le faire aboutir et Régis Labeaume qui vient de le remettre en cause. Il faut avoir confiance. Je sais que la Ville est intéressée à l'achat du couvent pour environ 1 million $ en vue de le céder à un organisme. Il devrait y avoir plus de développements en septembre ou en octobre prochain lors de la préparation du prochain programme triennal d'immobilisations», estime M. Letendre.

