Une quinzaine de citoyens du secteur en ont appris davantage sur les démarches à suivre lors de l'exposé présenté par l'urbaniste Pierre Marcoux qui a profité de l'occasion pour annoncer que trois dates avaient été ciblées; avril 2009 pour les enjeux, novembre 2009 pour les orientations et avril 2010 pour le plan d'action.
Soutenue par la Ville de Québec, cette démarche vise à connaître les besoins et les attentes des citoyens afin d’établir des orientations et des objectifs pour l’avenir du district à court et moyen terme.
Selon M. Marcoux, le plan de quartier est un instrument de planification et de gestion de l'évolution d'un quartier. «C'est un cadre de référence, un document qui transpose une vision de l'avenir, elle-même bâtie sur l'expérience des gens du milieu. Cette vision guide et permet d'orienter les prises de décisions sur les travaux et les investissements à prioriser dans le quartier», a précisé M. Marcoux.
Selon la présidente du CQVM, Marie-France Legault, le district du Vieux-Moulin a vu son tissu urbain se dégrader au cours des dernières années, particulièrement au sud de l’autoroute Félix-Leclerc. À titre d'exemple, elle note des sites naturels et patrimoniaux tels le ruisseau du Moulin et la redoute Montcalm qui ont été laissés à l’abandon, ainsi que des axes commerciaux comme le chemin Royal et le boulevard Sainte-Anne qui ont été désertés par les services et les commerces de proximité. «Selon un rapport du CLD de Québec, le district est maintenant identifié comme un secteur à haut risque de défavorisation sociale et matérielle. L'élaboration de ce nouveau plan directeur nous permettra de tracer un diagnostic à l'aide de consultations publiques qui approfondiront les aspects sociaux, économiques et environnementaux», a souligné Mme Legault au terme de cette première rencontre d'information.
Absence remarquée de Marc SimoneauLes intervenants politiques, les membres du conseil de quartier, les gens d'affaires, les représentants des groupes communautaires et les citoyens seront invités à participer à la validation et l'enrichissement de ce plan. À ce point de vue, un résident a déploré le fait que le conseiller municipal du district Marc Simoneau n'a participé que très rarement aux réunions publiques du conseil de quartier. «Le plan d'action comporte un tableau de bord des investissements que la Ville de Québec entend réaliser à travers diverses actions. Je crois que le soutien du conseiller municipal sera indispensable, mais encore faut-il qu'il soit au courant des dossiers !», a soulevé le citoyen.

