Grève au RTC: entente pour les services essentiels


Publié le 8 mars 2017

TRANSPORT. Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) et le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont convenu des services essentiels à maintenir pendant la grève des chauffeurs d'autobus.

À partir de 4h du matin le 13 mars, les 950 chauffeurs d'autobus du RTC seront en grève si aucune entente ne survient d'ici là entre les deux parties. L'entente pour assurer les services essentiels a été acceptée par le tribunal administratif du travail.

À noter que les services du Service de transport adapté de la Capitale (STAC) ne sont pas touchés par l’avis de grève.

À lire également: RTC : les chauffeurs ont rejeté une offre patronale samedi

L'entente prévoit que:

- les parcours réguliers portant les numéros 1, 3, 4, 9, 11, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 21, 22, 25, 28, 29, 31, 32, 33, 34, 36, 37, 39, 44, 50, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 59, 61, 64, 65, 70, 72, 74, 75, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 88, 92, 93, 94, 95, les Métrobus 800, 801, 802, 803, 804 et 807, les express 200, 300 et 500, de même que les parcours scolaires seront en service du lundi au vendredi, de 6h15 à 9h15 et de 15h à 18h;

- les parcours portant les numéros 1, 3, 4, 11, 13, 16, 21, 25, 31, 32, 36, 37, 64, 74, 75, 84, 800, 801, 802, 804 et 807 seront en service le samedi et le dimanche de 6h15 à 9h15 et de 15h à 18h;

- les parcours scolaires seront assurés le midi, de 11h30 à 13h45;

- les chauffeurs n'effectueront pas leur prise de service en utilisant la console Nomade. Ils s'engagent par contre à donner les indications nécessaires lorsqu'une personne handicapée visuelle monte à bord du véhicule.

Le président RTC, Rémy Normand.
(Photo TC Media - Mathieu Turgeon)

Un service acceptable

Le président du RTC, Rémy Normand, s'est dit satisfait de l'entente pour les services essentiels, mais précise qu'elle ne sera pas nécessaire si les deux parties en arrivent à une entente d'ici lundi, ce qu'il souhaite toujours. «Ce qui a été entendu est toujours dans l'éventualité où une grève serait déclenchée.» Si le RTC et les chauffeurs ne s'entendent pas d'ici le 13 mars, le réseau de transport fonctionnera à environ 75-80% en semaine, ce qui est «relativement satisfaisant» selon M. Normand.

Ce dernier n'a pas caché que durant un éventuel conflit de travail, c'est l'usager qui sera touché. «Je ne veux pas laisser croire aux gens que personne ne sera impacté, on est en grève», a-t-il dit, en ajoutant qu'il invite les employeurs des usagers à une certaine clémence.

Concernant les horaires et les moyens de les consulter, le président est formel: le site Internet demeure la meilleure source d'information. «L'information des services essentiels sera en ligne dans les prochaines heures. À partir du déclenchement [de la grève], une version spéciale de notre site Internet sera mise en ligne pour s'assurer que les clients ne puissent pas se tromper.»

Les négociations reprendront incessamment, avec notamment une rencontre jeudi. «On va entrer dans une phase plus intensive. Rien ne me fait dire que ça ne va pas bien en ce moment. Tout le monde souhaite avoir un règlement», conclut Rémy Normand.

Le syndicat est satisfait et prêt à négocier intensivement

Le président du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), Ghislain Dolbec, a aussi affirmé que l'entente était acceptable. «On vient ici de franchir une étape importante en ce sens qu’elle envoie un message clair au RTC: nous sommes sérieusement prêts depuis des jours à  négocier de manière intensive. Il faut dépasser la lenteur actuelle des pourparlers et entreprendre dès maintenant un blitz de négociation. Notre objectif n’est pas de faire la grève, mais bien de conclure une nouvelle convention collective satisfaisante pour les chauffeurs que nous représentons. L’employeur doit saisir la balle au bond».

(Avec la collaboration de Mathieu Turgeon)

TC Media