Un développement domiciliaire de 15 M $ remplacera la cour à bois de Canac Marquis Grenier

Gestion Laberge aménagera 45 nouveaux terrains accessibles par l’avenue Royale


Publié le 15 octobre 2010

Entrepris en début de semaine, les travaux de démolition des entrepôts de l’ancienne cour à bois de Canac Marquis Grenier, sur l’avenue Royale à Beauport, se poursuivront jusqu’à la fin d’octobre en vue de laisser la place à un nouveau développement domiciliaire de 15 M $. Gestion Laberge agit comme promoteur immobilier de cet important projet qui comptera 45 terrains destinés à la construction de maisons unifamiliales.

Selon le pdg de Groupe Laberge et président de Canac, Jean Laberge, les travaux d’infrastructures de rues, d’aqueduc, d’éclairage et d’aménagement de bassins de rétention, qui nécessiteront des investissements de 1, 5 M $ de la part de l’entreprise, devraient débuter à la fin de novembre. Le pavage et la construction des maisons devraient s’amorcer au printemps 2011.

Comme le plan du projet consiste en une boucle comptant 16 terrains au centre et une trentaine à l’extérieur donnant accès à l’avenue Royale par une seule rue, un sentier protégé ouvert sur la rue Labelle sera aussi aménagé dans la partie nord-est du développement. Cette alternative a été exigée par la Ville de Québec afin de permettre des interventions d’urgence aux ambulanciers et aux pompiers advenant que l’entrée de l’avenue Royale soit compromise par un incendie aux locaux commerciaux abritant aujourd’hui le Carrefour jeunesse-emploi Montmorency.

Promoteur et voisins satisfaits

«On est bien content de cette décision et les gens autour le sont aussi. On recevait souvent des plaintes de propriétaires voisins en raison du bruit et de la poussière causés par les opérations de la cour à bois. Tout est maintenant déménagé dans le parc industriel nord de Beauport, sur la rue Wilbrod-Robert, près du cimetière de la paroisse de la Nativité. Là on ne dérangera plus personne», a souligné avec un brin d’humour l’homme d’affaires beauportois qui planche sur ce projet majeur depuis plus d’un an. Compte tenu que le site a longtemps été exploité par une scierie à l’époque de la manufacture de bois Jos Grenier, M. Laberge a tenu à souligner en entrevue avec le BEAUPORT EXPRESS que le ministère de l’Environnement avait réalisé des puits d’exploration aux 25 mètres à la grandeur du futur développement et que ces tests avaient confirmé qu’il n’y avait pas de contamination.

Des terrains pour les gros entrepreneurs de Canac

Comme les terrains pour la construction unifamiliale sont de plus en plus rares au sud de l’autoroute de la Capitale, M. Laberge a mentionné qu’ils seront tous offerts sur invitation en priorité aux gros entrepreneurs qui font des affaires avec Canac. «Je vais organiser bientôt une rencontre de style 5 à 7 et ils seront invités à déposer leurs noms dans un baril. On procédera ensuite par tirage pour donner la chance à chacun de gagner un ou plusieurs lots de terrains», a ajouté M. Laberge. Si les voisins de la rue Labelle et des Sizerins seront contents de la nouvelle vocation de ce site, la Ville de Québec le sera aussi, car elle pourra bénéficier de quelque 9 M $ en émission de permis de construction, sans compter les taxes foncières qu’elle récoltera par la suite sur l’ensemble de ce nouveau parc immobilier évalué à plus de 15 M $.