Madeleine Gagnon termine une monographie paroissiale du Petit-Village

Une année chargée pour l’auteure passionnée d’histoire


Publié le 16 janvier 2012

Trois ans après la sortie de son premier roman «Saga familiale – Le Chemin du Petit-Village entre Beauport et Charlesbourg», l’auteure Madeleine Gagnon s’est remise à la tâche avec la ferme intention de publier, l’automne prochain, une monographie paroissiale distinctive du Petit-Village.

Fruit de trois années de recherches, cette deuxième publication retracera l’histoire de 100 familles qui ont occupé les terres de part et d’autre d’un des plus anciens chemins de la Nouvelle-France, entre les moulins des Jésuites de Giffard et du Trait-Carré de Charlesbourg, de 1650 jusqu’à la fondation de la paroisse Notre-Dame de l’Espérance en 1961.

«On retrouvera dans ce livre une mine de renseignements encore jamais rassemblés. Une de mes belles découvertes a été celle des familles agricultrices anglophones telles les Brown, Dacres, Jack, O’Connor, Ward et Wolfe qui ont été les cofondatrices de la paroisse du Petit-Village du côté est, vers le secteur de Giffard. Leurs terres ont été achetées par les Sœurs de la Charité de Québec pour construire la Maison généralice et plusieurs institutions comme l’orphelinat du Mont D’Youville et le pavillon La Jemmerais. J’ai aussi obtenu beaucoup de renseignements sur les premières familles agricultrices du côté ouest vers Charlesbourg où se sont établies les Déry, Fortier, Giroux, Lortie, Leclerc et Magnan», souligne l’auteure qui possède en banque plus de 250 photos d’hier et d’aujourd’hui pour illustrer son futur ouvrage.

Biographies de plusieurs familles pionnières

Les recherches de l’ancienne enseignante et résidente de ce secteur révèlent que deux seigneuries ont façonné le paysage du Petit-Village, celles de Notre-Dame-des-Anges et de la Seigneurie de Beauport. L'existence de deux moulins des Jésuites, l'un au Trait-Carré de Charlesbourg et l'autre à Giffard, incendié dans les années 1940, a aussi contribué à tracer le chemin de traverse qu'était la route du Petit-Village.

«Ce livre permettra de mieux comprendre comment une vieille querelle religieuse nous a séparés, écartelés que nous étions entre deux paroisses naissantes. Le chapitre deux parlera des familles pionnières du 17e et 18e siècle, soit une douzaine de noms pratiquement méconnus de tous, de familles qui ont pourtant habité nos lieux comme les Chalifour, Delage et Rancourt», ajoute Mme Gagnon.

Plus d'une centaine de biographies de familles aiguiseront la curiosité des lecteurs qui découvriront l'histoire de leur origine, la date du mariage des parents et le nombre d'enfants, ainsi que la terre sur laquelle ils s'étaient établis.

12 historiettes à raconter

Le peuplement du bas et du haut du Petit-Village divisé géographiquement en raison de l'arrivée de l'autoroute de la Capitale, la présence des institutions religieuses et la création de la première école construite dans les années 1900 figurent, entre autres, parmi les sujets traités par l’auteure qui termine son volume avec une section jeunesse.

«J’ai rassemblé 12 historiettes qu'un adulte attentionné pourra raconter à l'un de ses petits-enfants. Toutes ces histoires ont une base de vérité, seuls les noms furent modifiés», conclut Madeleine Gagnon qui a eu le plaisir de rencontrer de nombreuses personnes âgées de la paroisse et de recueillir de vibrants témoignages lors de ses travaux de recherches.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.