«Tous les crimes sont possibles dans le monde de l’art»

Roman Repentir(s)


Publié le 28 août 2014

ROMAN POLICIER. «Un policier à Montréal a fait un cours en histoire de l’art, et il était sergent détective, en plus d’être spécialisé en faux tableaux. Une fois dans une descente chez des Hells Angels, et il y avait des tableaux pour 250 000$. Les Hells faisaient du blanchiment d’argent avec des œuvres d’art.» L’écrivain Richard Ste-Marie a vu l’impossible dans les crimes dans le domaine de l’art, et révèle dans son troisième roman jusqu’où cette mafia atypique peut aller.

«J’ai témoigné en cours plusieurs fois pour des procès de faux tableaux, raconte l’écrivain, et j’ai tout ramassé les histoires croches que j’ai vues dans le monde de l’art en 50 ans. Je connais parfois les bandits, parfois les victimes.»

Richard Ste-Marie a absorbé les diverses formes d’art au cours de sa carrière; après une formation à l’École des Beaux-Arts de Québec, il enseigne à l’Université Laval, expose en art visuel en Europe, est musicien pour le Cirque du Soleil, et est animateur radiophonique à CKRL 89,1… et l’univers policier, lui? «C’était un désir, il n’y a pas d’explications, soutient l’homme qui vit à Beauport. Peut-être parce que c’est le côté psychologique qui m’intéresse et que toutes les émotions sont là : la peur, la violence, le crime, le sexe, le sang, la honte, le remords, le repentir, le plaisir. Il y a plus de compartiments.»

Repentir(s) –qui met en lumière les remords, mais aussi les retouches artistiques qui ne sont pas des corrections- relate le meurtre dans une galerie d’art d’un vieux policier et d’un galeriste. Parallèlement, le lecteur suit l’histoire d’un petit garçon de 5 ans, qui veut devenir un artiste, et les deux récits auront un lien.

En concluant, l’homme de 68 ans veut que le lecteur s’aperçoive que «tous les crimes sont possibles dans le monde de l’art.»

Beauport Express, membre de Québec Hebdo