Olivette Garceau, première femme ceinture noire de judo à Québec

Elle fonde sa propre école à l’âge de 50 ans


Publié le 9 février 2011

Le sport, c’est la santé et bien plus encore! Aujourd’hui âgée de 85 ans, Olivette Garceau en représente un bel exemple vivant, car 35 ans après être devenue la première femme ceinture noire de judo à Québec, cette résidente du Faubourg Giffard donne des cours de conditionnement physique et de danse en ligne, chaque semaine, à une quarantaine de personnes âgées de cet établissement du chemin de la Canardière, à Beauport.

«Je me rappelle de cela comme si c’était hier. J’étais sur le point d’avoir 50 ans et je voulais terminer mes cours de judo jusqu’à l’obtention de la ceinture noire au Centre Wilbrod-Bhérer, à Québec. À force de persévérance et d’efforts, j’y suis arrivée et j’ai ensuite fondé ma propre école de judo à l’école Bardy sur la rue du même nom. J’étais tellement impliquée dans ce sport, que j’ai par la suite œuvré comme arbitre de compétition pendant plus de 20 ans au PEPS de l’Université Laval», souligne Mme Garceau, fière de se compter parmi les résidents les plus en forme de ce complexe immobilier de 475 retraités.

 

Originaire de la paroisse Saint-Pie X, à Québec, Mme Garceau confie avoir aussi passé tous ses degrés en natation et en ski alpin, à l’époque aux centres de ski Le Relais de Lac-Beauport et au Mont-Sainte-Anne, à Beaupré.

«J’ai déjà gagné une médaille d’argent en judo, mais le souvenir dont je suis le plus fier, c’est quand j’ai réussi à sauver de la noyade, il y a 25 ans, un homme de 225 livres au Lac Blanc, à Saint-Ubalde de Portneuf. Des gens m’en parlent encore et c’est un moment inoubliable dans une vie que de poser un tel geste».

L’importance de faire bouger les articulations

Toujours très occupée, Mme Garceau conserve la forme en pratiquant encore le ski de fond et le patin à glace, quand la température extérieure le permet. Elle voudrait bien entraîner dans son sillage d’autres résidents du Faubourg Giffard et c’est pourquoi elle agit comme professeur de conditionnement physique auprès d’une trentaine de personnes retraitées, une demi-heure par semaine dans la grande salle polyvalente, en plus d’animer aussi des pratiques de danse de ligne pour une quinzaine d’autres de façon hebdomadaire.

«L’importance dans tous ces exercices, c’est de faire bouger toutes les articulations des membres du corps. Avec l’ouverture de la nouvelle récréathèque, j’invite les gens à jouer aussi au ping-pong et au shuffleboard, deux autres activités que j’aime bien», ajoute l’octogénaire qui n’a pas le temps de s’ennuyer dans sa nouvelle résidence.

Une artiste dans l’âme

Comme autre loisir, Mme Garceau s’adonne à la peinture à l’huile, à l’acrylique et à l’artisanat depuis de nombreuses années.

«J’ai eu la chance de suivre des cours avec des maîtres comme Jean-Paul Lemieux, en 1945 à l’école des Beaux-Arts de Québec, alors que j’étais âgée de 20 ans, et par la suite avec Albert Rousseau, Richard Fournel et Dolphus St-Louis qui m’a fait découvrir une passion pour l’impressionnisme», mentionne avec enthousiasme Mme Garceau qui expose une vingtaine de ses œuvres en permanence à la Maison Catherin’Art de Sainte-Catherine de la Jacques-Cartier et autant en période estivale dans l’ancien presbytère de Saint-Pierre de l’Île d’Orléans.

Quelques-uns de ses tableaux ont aussi été encastrés dans le hall d’entrée de l’Hôtel de glace en 2004, alors que l’établissement était construit sur le site de la station touristique Duchesnay. Si la recette pour vieillir en santé, c’est de rester bien occupé, Mme Garceau le prouve à chaque jour depuis plusieurs années et compte bien le faire encore longtemps si Dieu lui prête vie.