Une Beauportoise championne du monde d'ultimate

Publié le 20 juillet 2012
Kate Beaulieu a contribué à la victoire de l’équipe canadienne mixte d’ultimate frisbee aux championnats mondiaux à Sakai, au Japon.
(Photo Jean-Manuel Téotonio)

À 18 ans, lorsqu’elle a commencé à jouer au ultimate frisbee, Kate Beaulieu, de Beauport, ne cherchait qu’à expérimenter un nouveau sport. Six ans plus tard, elle revient du Japon avec une médaille d’or remportée aux Championnats mondiaux d’ultimate frisbee, la compétition la plus prestigieuse de cette discipline.

«Je vais m’en souvenir toute ma vie», s’enthousiasme la jeune femme de 24 ans, toujours sur un nuage quelques jours après son retour du pays du Soleil-Levant. L’athlète faisait partie de l’équipe canadienne mixte ayant remporté tous leurs matchs lors du tournoi qui s’est déroulé du 7 au 14 juillet, à Sakai. «J’ai le sentiment du devoir accompli, explique-t-elle. Après les années de travail et tous les entraînements, nous y sommes enfin arrivés!»

Selon Kate Beaulieu, son équipe était vraiment très forte et méritait amplement ce titre. Ce sport étant encore en développement, le calibre des 15 pays représentés était inégal. Les Canadiens ont tout de même défait des puissances. Parmi elles, l’Australie, battue en finale 17 à 9.

Pour garder la forme

Joueuse de basketball, la Beauportoise s’est mise au ultimate en 2006 pour essayer un nouveau sport et garder la forme pendant l’été. Elle a fait ses débuts dans la ligue de l’Assocation des joueuses et joueurs de Ultimate de Québec (AJJUQ) pour ensuite passer au niveau compétitif en 2009.

C’est à ce moment qu’elle fait ses débuts avec l’équipe canadienne mixte pour combler le poste d’un joueur blessé. Elle a également remporté une médaille d’argent au championnat du monde des clubs d’Ultimate, à Prague en 2010, avec son équipe de Québec, l’ONYX. D’ailleurs, trois autres membres de cette équipe faisait partie de la formation canadienne au Japon, soit Éric Dion, Jessie Grignon-Thomas et Audrey St-Arnaud.

Le tournoi au Japon a été pour elle mémorable. Elle a eu l’occasion de discuter avec des gens de plusieurs nations et de visiter le pays hôte. «C’était festif, il y avait des gens partout sur le site et beaucoup de fébrilité dans l’air. C’était génial!», relate la jeune femme.

Sport populaire à Québec

Kate Beaulieu remarque que depuis ses débuts, la popularité de son sport ne cesse d’augmenter à Québec. «Quand j’ai commencé, il y avait une ligue et huit équipes. Maintenant, on compte plusieurs ligues et l’AJJUQ compte plus de 2 000 membres», explique-t-elle. Des cliniques sont également offertes dans les écoles et les camps de jour pour initier les jeunes à cette discipline.

Kate, qui a terminé ses études universitaires en ressources humaines, reconnaît qu’il est difficile par moment de concilier son travail à sa passion. Mais le plus difficile selon elle est l’absence de support financier. «Comme c’est un sport encore plutôt méconnu, les partenaires financiers se font rares», se désole l’athlète. Ainsi, elle a déboursé de ses poches la totalité des frais pour son séjour au Japon.

Malgré cela, son amour pour son sport est trop grand pour qu’elle envisage d’arrêter. Quant à une participation aux prochains mondiaux dans quatre ans, «on ne sait pas ce qui peut arriver, mais ça m’intéresse».

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo