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Le trail: une discipline toujours en croissance


Publié le 5 octobre 2017

Le Défi des couleurs est rendu à 1800 inscriptions, tandis que le Tour du Cap Tourmente a reçu 1400 coureurs.

©(Photo gracieuseté – Serge Demers)

COURSE À PIED. Alors que les courses sur route connaissent une stagnation de leur popularité, le trail, lui, continue sa montée auprès des sportifs à la recherche de nouveaux défis.

«La majorité des événements de course à pied au Québec sont en maintien de leur clientèle ou en petite décroissance», explique Martin Fortin, cofondateur du groupe Kilomax. C'est vrai pour toutes les disciplines, sauf pour la course en sentier, plus communément appelé le trail. «La demande est de plus en plus forte, autant pour le nombre de participants que pour les distances», poursuit-il.

La trail donne l'occasion aux coureurs de visiter des sentiers normalement inaccessibles.
(Photo gracieuseté – Serge Demers)

Les chiffres sont éloquents au sein même des événements organisés par Kilomax sur la Côte-de-Beaupré: le Défi des couleurs est rendu à 1800 inscriptions, tandis que le Tour du Cap Tourmente a reçu 1400 coureurs. «C'est la première fois que le Défi des couleurs Simard dépasse le Tour du Cap Tourmente», rapporte-t-il. D'ailleurs, les organisateurs ont choisi d'offrir une distance supplémentaire cette année, avec le 38km qui s'ajoute au 10km, au 11km et au 23km.

Pour M. Fortin, la course en sentier gagne en popularité grâce à son côté divertissant. «On a un bon côté technique lorsque vient le temps d'éviter les racines et de monter de forts dénivelés, tout en ayant un contact avec la nature», estime-t-il. Plusieurs notent aussi une différence de l'impact sur les articulations, moins difficile en sentier que sur l'asphalte.

La trail donne l'occasion aux coureurs de visiter des sentiers normalement inaccessibles.
(Photo gracieuseté – Serge Demers)

Deux réalités différentes

Les coureurs de route et de sentier ne recherchent pas du tout les mêmes défis, estime M. Fortin. «Le coureur de route cherche surtout à améliorer ses temps, il va mettre beaucoup plus d'emphase sur le chronomètre, explique-t-il. Le coureur de trail, lui, aime beaucoup plus l'idée de partir en autonomie dans le bois et mise sur la gestion de son énergie et de ses ravitaillements.»

Plusieurs événements de trail donnent aussi l'occasion aux coureurs de visiter des sentiers auxquels ils n'auraient pas accès en temps normal. Par exemple, pour le Défi des couleurs Simard, les coureurs vont envahir les sentiers du Mont-Sainte-Anne, habituellement réservés au vélo de montagne. «Le Mont-Sainte-Anne est excessivement coopératif pour nous permettre d'utiliser les trails de vélo pour une journée», reconnaît Martin Fortin.

Pour sa cinquième année, le Défi des couleurs va être organisé sur deux jours pour la toute première fois. Le vendredi sera consacré au p'tit défi, une course où 400 enfants des écoles primaires de la région sont attendus. «Dans notre mission chez Kilomax, on avait aussi l'objectif de faire bouger les gens, raconte Martin Fortin. Ça comprend aussi de créer de saines habitudes de vie chez les enfants.»

Le second objectif de Kilomax de faire de la Côte-de-Beaupré une destination de course est aussi en train de se réaliser. Sur les 1800 coureurs de cette édition, près de 70% proviennent de l'extérieur de la Côte-de-Beaupré, soit 53% de la région de Québec et 17% de l'extérieur de la grande région de Québec.

Le Défi des couleurs Simard se tient au Mont-Sainte-Anne les 7 et 8 octobre.