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Karl Gélinas revient à Québec la tête haute

Le joueur-entraîneur veut ramener le trophée à Québec


Publié le 18 avril 2017

Comme plusieurs, Karl Gélinas a dédié la victoire à son bon ami Bob Bissonnette. (Photo TC Media – Charles Lalande)

BASEBALL. De retour à Québec après une virée mexicaine de quelques semaines, le lanceur Karl Gélinas reviendra cet été, pour une 11e saison, dans le nid des Capitales à titre de joueur-entraîneur. L’homme de 33 ans ne retire que du positif de son séjour avec les Pericos de Puebla.

Possédant le sixième et dernier casier de joueur étranger de la formation, Gélinas a été libéré lorsque l’Australien Travis Blackley a réintégré le vestiaire de l’équipe, après un séjour infructueux avec les Tigers de Detroit.

Avant de tenter sa chance au Michigan, Blackley s’était entendu avec les bonzes de Puebla qu’il reviendrait au Mexique s’il n’était pas en mesure de charmer ceux des Tigers.

«Je n’ai pas été surpris. Leur directeur général m’a presque supplié de rester avec l’équipe pour m’entraîner, pendant que son assistant tentait de me trouver un autre club de la Ligue du Mexique», a dit le #34.

Après quelques jours, Gélinas a demandé de cesser les négociations, préférant rentrer à Québec, afin de jouir d’une sécurité d’emploi, chose plutôt rare sur les terrains de baseball au pays du président Enrique Peña Nieto, où les dirigeants sont reconnus pour avoir la mèche courte.

«J’ai choisi de revenir pour éviter de mettre Patrick Scalabrini [le gérant des Capitales] dans le trouble avec la limite de quatre joueurs vétérans et je ne voulais pas perdre le poste d’entraîneur des lanceurs.»

Karl Gélinas venait de défaire ses valises lorsque le patron des Pericos lui a envoyé un message texte, se demandant s’il n’avait pas pris la mauvaise décision et que la porte serait toujours ouverte pour la saison 2018.

«Si j’ai une bonne saison, que je présente de bons chiffres, je pourrais solidifier mon poste pour l’an prochain, a dit celui qui se dit flatté par le texto reçu. Je n’ai pas été libéré parce que je ne faisais pas le travail, c’est en raison d’un concours de circonstances.»

Son sentiment d’appartenance envers l’organisation québécoise est puissant, alors pas question de revenir démotivé la tête entre les deux jambes. Au contraire, il a le couteau entre les dents et son objectif est de ramener un premier championnat dans la Vieille Capitale depuis 2013.

Sur une note personnelle, il admet qu’un retour au Mexique dans un calibre davantage reconnu que le baseball indépendant, lui ouvrirait de jolies portes pour les dernières années de sa carrière. 

Québec Hebdo