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Du sang charlesbourgeois chez les Remparts


Publié le 20 septembre 2017

En plus de jouer au Centre VIdéotron, Olivier Chalifour a la chance de se rapprocher de ses grands-parents.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

HOCKEY JUNIOR. Invité au dernier camp d’entraînement des Remparts, le cerbère Olivier Chalifour a forcé la main de Philippe Boucher en se taillant un casier dans le vestiaire du Centre Vidéotron.

Né à Varennes, celui qui vient de célébrer son 19e anniversaire connaît très bien la région de Québec, lieu de naissance de ses parents, Claude Chalifour et Nathalie Dion. Ses grands-parents, Richard et Pierrette Chalifour, habitent toujours à Charlesbourg.

«De le voir avec le chandail des Remparts, j’en pleure. Nous sommes tellement fiers de lui!», s’exclame la grand-mère.

Le grand-père ne cache pas sa nervosité – et sa fierté – d’imaginer son petit-fils défendre la cage des Diables rouges devant des milliers de personnes au Centre Vidéotron.

M. Chalifour aime bien aller le voir, mais il doit avouer qu’il ne lui porte pas chance très souvent! «Chaque fois qu’il vient, mon équipe perd le match, alors je lui ai dit de ne pas revenir avant ma première victoire dans la LHJMQ», lance Olivier en riant.

Par contre, le grand-père ne l’a pas écouté. Il s’est rendu à L’Ancienne-Lorette, le 9 septembre, pour une partie hors-concours contre les Saguenéens de Chicoutimi. Les défendeurs de la forteresse l’ont emporté 5 à 3. Grâce à cela, la malchance est partie et cela lui a permis de pouvoir revenir.

«Personne de la famille n’a été capable de regarder les deux dernières minutes. Il a fallu sortir de l’aréna, précise Marie-Josée la tante d’Olivier qui répète que son neveu fait partie de la Mecque du hockey junior. Ce sont les Canadiens de la LNH et les Yankees du baseball.»

Développement tardif

Retranché à l’été 2014 par deux équipes du circuit Midget AAA, Olivier Chalifour a choisi, à 17 ans, d’aller jouer avec les Forts de Chambly, dans le Junior AAA, une ligue reconnue pour son jeu offensif.

«J’estimais que c’était bon pour mon développement de jouer avec des plus vieux. La qualité du jeu et la rapidité des tirs sont similaires à la LHJMQ», admet celui qui a traîné une odeur de caoutchouc pendant ses deux saisons à Chambly. Il recevait en moyenne 41 lancers par match. Il se souvient d’une longue soirée de travail, contre les Cobras de Terrebonne, où il avait été bombardé de 63 rondelles.

Jamais repêché, il a été invité au camp des Islanders de Charlottetown en 2015 et à ceux des Remparts les deux années suivantes. Il affirme s’être développé sur le tard (late bloomer). Cette année, il a su saisir sa chance. Il se battra avec Oliver Troop pour le poste d’adjoint de Dereck Baribeau, natif de L’Ancienne-Lorette.

«Au début du camp, je ne parlais pas trop avec Troop puisque nous étions en compétition, mais c’est un bon gars! Puis, avec Baribeau, ç’a super bien été. Le hasard a voulu que ma sœur de pension sorte avec l’un de ses meilleurs amis.»